Comme je suis trop gentille jmet la suite ^^!!!
21 coms franchement c'est déja bien jvais pas me plaindre :p
Allé... Bonne lecture a tous!!
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Durant la journée qui suivit la bagarre avec Steeve, Bill eut largement le temps de
regretter son geste: il n'avait aucune porte de sortie, il le savait bien.
' Pourquoi, pourquoi j'ai fais ça??' se ressassait-il pour lui-même.
'Pourquoi il a fait ça?' s'inquiétait Lily de son côté, connaissant pourtant la réponse.
Quant à Tom, il se posait une question existencielle très complèxe qui était:
'Bon j'écrit au stylo bleu ou noir?' [ nan jdécone xD ]
Non il se demandait de quel côté il devrait être, ne sachant que penser de ce grand dadais de Steeve, qui pouvait juste lui servir de bouche trou dans le pire des cas.
Mais de là à le laisser démonter la gueule d'ange de l'androgyne... il y a des limites.
Il pensait au combat qui aurait lieu dans 1heure... ou 1minute car à force de réfléchir à ce moment fatidique, il n'avait pas vu le temps passer. A cet instant, la cloche sonna annonçant la fin des cours. Mais au moment où
le son résonna dans l'air, Bill et Tom sursautèrent et leur regards se croisèrent.
Dans les deux, on pouvait lire la peur, l'angoisse.
Le brun faillit se noyer dans les prunelles noisettes de sa moitié mais se résolut
à détourner les yeux. Il avala péniblement sa salive, tourna les talons et sortit dans le couloir. Lee n'était
même pas là pour le soutenir, car elle était à son heure de colle. Il déscendait lentement les escaliers, se faisant bousculer de partout par des lycéens pressés de sortir de cet endroit pour retrouver leur liberté. Mais lui allait surtout rencontrer la mort. Il se dirigea vers la grille en priant de toutes ses forces mais comme
prévu son ennemi était là. Alors Bill leva une dernière fois les yeux vers le ciel pour en admirer sa couleur bleu azure sans nuages: un vrai jour d'été où tout est clair alors que dans sa tête, les idées noires se bousculaient.
Malgré sa peur, il ne put s'empêcher de sourire intérieurement car l'autre n'avait même
pas eut le courage de venir seul; il lui fallait toujours ses 4 bouches trou avec lui.
Il s'approcha, près à recevoir les coups mais ceux-ci ne vinrent pas. Au lieu de ça,
Steeve sortit discrétement un couteau de sa poche et le cacha sous son blouson.
Une bouffée d'horreur envahi alors le beau brun, mais la lame effleurant son cou,
il obéit quand Steeve lui ordonna d'avancer jusqu'à une ruelle.
Arrivé là-bas, il voulut se retourner mais fut plaqué contre le mur par son ennemi
qui lui chuchota à l'oreille ces quelques mots: ' Alors fillette? T'as voulu jouer avec
moi? On va s'amuser un peu...' suivit d'un ricanement qui ne présageait rien de bon.
Mortifié, la fillette en question réussit à tourner la tête et vit que le reste de la bande
s'approchait vers lui, un sourire mauvais aux lèvres.
Mais il n'eut pas le temps de réfléchir à ce qui allait arriver, car il reçut un coup de genou
dans le bas du dos. Il se retourna brusquement et prit une droite dans le ventre, lui
coupant la respiration. Il tomba à genoux, cherchant son souffle et sentit une goutte de
sueur couler dans son dos.
Maintenant ils étaient tous autour de lui. Steeve le premier lui balança son pied dans
le beau visage du brun, faisant couler un peu de sang. Bill ne voyait plus rien, les coups
pleuvaient sur lui de tous les côtés. Il ne pouvait même par situer sa douleur car il avait
mal au moindre petit muscle, ou os qu'il possédait. Voulant bien marquer sa vengance,
Steeve lui prit fermement le bras mais il n'essaya même pas de se dégager. Et là, sans
trembler, il lui fit une entaille avec sa lame d'où s'échappa aussitôt un filet de liquide rouge
et chaud.
Il entendit quand même quelqu'un paniquer: ' Putain merde Steeve, pas ça!! On avait
dit qu'on lui faisait juste peur!!'
' T'était dans le coup alors tu la ferme!!' grinça l'autre en guise réponse.
Puis ils s'enfuirent, laissant le pauvre Bill seul.
Alors il sentit que tout se mélangeait dans autour de lui, il releva la tête mais ne distinguait
que des taches de couleurs. Affolé, il se releva mais trébucha et s'effondra par terre.
S'ensuivit le silence total suivit d'un trou noir. C'est tout...
Pendant ce temps, Tom désemparé, rentrait chez lui. Il avait essayé de suivre Steeve et sa bande mais les avait perdu de vue. Maintenant il s'inquiétait pour Bill, et essayait de se rassurer en se disant qu'il n'avait sûrement que quelques bleus.
20h00:
Il fait nuit. Tout le monde est rentré chez soit... Tout le monde ou presque.
Approchez-vous de cette ruelle sombre et regardez...
Ce jeune garçon avec ses cheveux noirs en bataille, son jean taché de sang,
ses bleus, et son bras meurtri. Il semble dormir... mais non. Il tremble, ouvre un oeil,
le referme, il a froid. Il s'asseoit, mais il doit avoir une côte blessée car il se tient le ventre.
Il se relève avec difficulté, et en boîtant, rejoint la rue, sans vraiment voir où il va.
Il ne regarde pas, il traverse, il ne sait pas ce qu'il fait, il sait juste qu'il doit marcher, partir d'ici.
Une voiture arrive, il ne l'a pas vu, elle pile... Trop tard.
Il s'effondre par terre; pourtant elle ne l'a pas touché. Mais il est à bout de force, ne tient plus debout... Il s'évanouit.
Il ne sait pas qu'il a de la chance dans son malheur, car le conducteur, ce père de famille
bienveillant, affolé, le prend dans ses bras, l'allonge sur la banquette arrière et démarre.
Il amène le jeune garçon en mauvais état chez lui, pour le soigner.
Il se gare, éteint le contact, reprend le brun dans ses bras et monte les quelques marches
qui le sépare de son logis. Les bras encombrés, il sonne.
Son fils arrive, il a un baggy, des dreadlocks, et mange du nutella a la petite cuillère bien
qu'il soit 8h du soir. Il ouvre la porte et...
'Bill...' murmure t'il.
David ne comprend rien, mais il voit le visage de son fils se décomposer sous ses yeux.
Tom regarde avec effroi le corps inanimé de l'androgyne: son bras en sang, son visage
pâle comme la mort, ses bleus... et sans savoir pourquoi il fond en larmes. Lui qui n'avait
pas pleuré depuis ses 10ans. Son père ne l'a jamais vu dans cet état.
sans réfléchir, il prend le brun dans ses bras, le dépose sur le canapé dans le salon
puis s'asseoit à côté de lui, et lui caresse doucement les cheveux. Son père lui,
va chercher la trousse à pharmacie sans poser de questions: c'est inutile.
De retour, il tend une compresse à son fils qui entreprend de désinfécter les plaies
du blessé.
'Tu me racontera tout demain, pour l'instant je vais faire à manger...' tenta David.
' Pas faim...' fut la réponse de Tom.
Son père n'insista même pas: il le connaissait bien et savait qu 'il était têtu; il tenait sa
de sa mère. Il se dirigea donc vers la cuisine, les idées brouillées, rêvant d'un bon steak, se demandant
pourquoi le visage du blessé le troublait.
Resté seul avec l'androgyne, le dreadé se remit à pleurer doucement.
'Bill...Bill...' s'étrangla-t-il, ' Me laisse pas, s'il te plait réveille toi...'
'T'as pas le droit de me laisser non!!'. Il commença à s'énerver mais se ressaisit:
Ils ne se connaissaient même pas et ne s'étaient jamais parler... Qui était-il pour Bill?
Personne...
Pourtant un lien les unissait sans qu'il sache pourquoi, mais il était attiré par le magnétisme
du beau brun comme s'ils se connaissaient depuis longtemps.
Il ravala quelques larmes, les dents serrées, le visage crispé et blanc comme un linge.
Il prit la main du blessé et la serra fort. Mais l'autre ne réagit pas, comme plongé dans
un profond sommeil. Alors Tom ne réfléchissant plus, se mit à chanter doucement en allemand, des paroles
inventées; il créait pour celui qui était allongé sur son canapé.
Mais il n'arrivait pas à faire passer son message avec des mots alors il prit sa guitare.
Et il joua. Il joua presque en sourdine une chanson douce dont les notes s'envolaient,
légères dans l'air, une chanson mélancolique où perçait l'espoir... Car l'espoir existe toujours.
A la fin, alors que la dernière corde vibrait, il approcha son visage du brun, effleura sa peau
acidulé, puis déposa un léger baiser sur sa bouche.
Mais lorsqu'il se rendit compte de son geste, il recula effrayé et manqua de tomber en arrière.
Il entendit un murmure, et il scruta intensément le visage de Bill, croyant avoir rêver.
Mais non. Le brun ouvrit une oeil, puis l'autre et regarda autour de lui, complétement perdu.
'Qu'est-ce-que.... ??? fit-il.
'Chuuut... tout va bien, je suis là, dors.....' lui chuchota Tom.
Alors, soulagé, le brun le regarda avec ses yeux noisettes où brillait une lueur de remerciement, puis se rendormit.
Tom le regarda respirer longtemps mais le sommeil lui piqua les yeux et il se résolut à
s'installer par terre pour dormir près de Bill.
IL sombra dans un sommeil réparateur mais fut bien vite réveillé: il faut dire que dormir par
terre c'est pas super confort! Il tendit l'oreille pour vérifier que tout allait bien mais entendit que le brun frissonnait. Alors il se leva lentement et se coucha près de l'androgyne, l'entourant de ses bras
comme pour lui transmettre de sa chaleur.
Le brun se blottit contre lui, la tête dans son cou et sa respiration se fit régulière.
Tom sentait son souffle chaud l'effleurer alors qu'il dormait en toute innocence.
Il ressentait un véritable bonheur même s'il savait que Bill ne s'en rendait sûrement
pas compte mais qu'importe.
IL décida de profiter du momen présent et tomba dans les bras de Morphée.
Si Bill pouvait le rendre heureux, peut-être que lui aussi pouvait faire son bonheur... mais ça, Tom ne le savait pas encore...
[ Il est toujours plus facile de vivre dans l'ignorance. Mais un jour, il faut affronter
ses sentiments et regarder la réalité en face car même si tout est gris et terne,
le bonheur n'est pas loin il suffit d'y croire.
Et si on y croit, on se rend que l'artiste qui avec sa palette peut redonner des couleurs
au monde... c'est nous... ]
21 coms franchement c'est déja bien jvais pas me plaindre :p
Allé... Bonne lecture a tous!!
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Chapitre 3: Quand les coups pleuvent...
Durant la journée qui suivit la bagarre avec Steeve, Bill eut largement le temps de
regretter son geste: il n'avait aucune porte de sortie, il le savait bien.
' Pourquoi, pourquoi j'ai fais ça??' se ressassait-il pour lui-même.
'Pourquoi il a fait ça?' s'inquiétait Lily de son côté, connaissant pourtant la réponse.
Quant à Tom, il se posait une question existencielle très complèxe qui était:
'Bon j'écrit au stylo bleu ou noir?' [ nan jdécone xD ]
Non il se demandait de quel côté il devrait être, ne sachant que penser de ce grand dadais de Steeve, qui pouvait juste lui servir de bouche trou dans le pire des cas.
Mais de là à le laisser démonter la gueule d'ange de l'androgyne... il y a des limites.
Il pensait au combat qui aurait lieu dans 1heure... ou 1minute car à force de réfléchir à ce moment fatidique, il n'avait pas vu le temps passer. A cet instant, la cloche sonna annonçant la fin des cours. Mais au moment où
le son résonna dans l'air, Bill et Tom sursautèrent et leur regards se croisèrent.
Dans les deux, on pouvait lire la peur, l'angoisse.
Le brun faillit se noyer dans les prunelles noisettes de sa moitié mais se résolut
à détourner les yeux. Il avala péniblement sa salive, tourna les talons et sortit dans le couloir. Lee n'était
même pas là pour le soutenir, car elle était à son heure de colle. Il déscendait lentement les escaliers, se faisant bousculer de partout par des lycéens pressés de sortir de cet endroit pour retrouver leur liberté. Mais lui allait surtout rencontrer la mort. Il se dirigea vers la grille en priant de toutes ses forces mais comme
prévu son ennemi était là. Alors Bill leva une dernière fois les yeux vers le ciel pour en admirer sa couleur bleu azure sans nuages: un vrai jour d'été où tout est clair alors que dans sa tête, les idées noires se bousculaient.
Malgré sa peur, il ne put s'empêcher de sourire intérieurement car l'autre n'avait même
pas eut le courage de venir seul; il lui fallait toujours ses 4 bouches trou avec lui.
Il s'approcha, près à recevoir les coups mais ceux-ci ne vinrent pas. Au lieu de ça,
Steeve sortit discrétement un couteau de sa poche et le cacha sous son blouson.
Une bouffée d'horreur envahi alors le beau brun, mais la lame effleurant son cou,
il obéit quand Steeve lui ordonna d'avancer jusqu'à une ruelle.
Arrivé là-bas, il voulut se retourner mais fut plaqué contre le mur par son ennemi
qui lui chuchota à l'oreille ces quelques mots: ' Alors fillette? T'as voulu jouer avec
moi? On va s'amuser un peu...' suivit d'un ricanement qui ne présageait rien de bon.
Mortifié, la fillette en question réussit à tourner la tête et vit que le reste de la bande
s'approchait vers lui, un sourire mauvais aux lèvres.
Mais il n'eut pas le temps de réfléchir à ce qui allait arriver, car il reçut un coup de genou
dans le bas du dos. Il se retourna brusquement et prit une droite dans le ventre, lui
coupant la respiration. Il tomba à genoux, cherchant son souffle et sentit une goutte de
sueur couler dans son dos.
Maintenant ils étaient tous autour de lui. Steeve le premier lui balança son pied dans
le beau visage du brun, faisant couler un peu de sang. Bill ne voyait plus rien, les coups
pleuvaient sur lui de tous les côtés. Il ne pouvait même par situer sa douleur car il avait
mal au moindre petit muscle, ou os qu'il possédait. Voulant bien marquer sa vengance,
Steeve lui prit fermement le bras mais il n'essaya même pas de se dégager. Et là, sans
trembler, il lui fit une entaille avec sa lame d'où s'échappa aussitôt un filet de liquide rouge
et chaud.
Il entendit quand même quelqu'un paniquer: ' Putain merde Steeve, pas ça!! On avait
dit qu'on lui faisait juste peur!!'
' T'était dans le coup alors tu la ferme!!' grinça l'autre en guise réponse.
Puis ils s'enfuirent, laissant le pauvre Bill seul.
Alors il sentit que tout se mélangeait dans autour de lui, il releva la tête mais ne distinguait
que des taches de couleurs. Affolé, il se releva mais trébucha et s'effondra par terre.
S'ensuivit le silence total suivit d'un trou noir. C'est tout...
Pendant ce temps, Tom désemparé, rentrait chez lui. Il avait essayé de suivre Steeve et sa bande mais les avait perdu de vue. Maintenant il s'inquiétait pour Bill, et essayait de se rassurer en se disant qu'il n'avait sûrement que quelques bleus.
20h00:
Il fait nuit. Tout le monde est rentré chez soit... Tout le monde ou presque.
Approchez-vous de cette ruelle sombre et regardez...
Ce jeune garçon avec ses cheveux noirs en bataille, son jean taché de sang,
ses bleus, et son bras meurtri. Il semble dormir... mais non. Il tremble, ouvre un oeil,
le referme, il a froid. Il s'asseoit, mais il doit avoir une côte blessée car il se tient le ventre.
Il se relève avec difficulté, et en boîtant, rejoint la rue, sans vraiment voir où il va.
Il ne regarde pas, il traverse, il ne sait pas ce qu'il fait, il sait juste qu'il doit marcher, partir d'ici.
Une voiture arrive, il ne l'a pas vu, elle pile... Trop tard.
Il s'effondre par terre; pourtant elle ne l'a pas touché. Mais il est à bout de force, ne tient plus debout... Il s'évanouit.
Il ne sait pas qu'il a de la chance dans son malheur, car le conducteur, ce père de famille
bienveillant, affolé, le prend dans ses bras, l'allonge sur la banquette arrière et démarre.
Il amène le jeune garçon en mauvais état chez lui, pour le soigner.
Il se gare, éteint le contact, reprend le brun dans ses bras et monte les quelques marches
qui le sépare de son logis. Les bras encombrés, il sonne.
Son fils arrive, il a un baggy, des dreadlocks, et mange du nutella a la petite cuillère bien
qu'il soit 8h du soir. Il ouvre la porte et...
'Bill...' murmure t'il.
David ne comprend rien, mais il voit le visage de son fils se décomposer sous ses yeux.
Tom regarde avec effroi le corps inanimé de l'androgyne: son bras en sang, son visage
pâle comme la mort, ses bleus... et sans savoir pourquoi il fond en larmes. Lui qui n'avait
pas pleuré depuis ses 10ans. Son père ne l'a jamais vu dans cet état.
sans réfléchir, il prend le brun dans ses bras, le dépose sur le canapé dans le salon
puis s'asseoit à côté de lui, et lui caresse doucement les cheveux. Son père lui,
va chercher la trousse à pharmacie sans poser de questions: c'est inutile.
De retour, il tend une compresse à son fils qui entreprend de désinfécter les plaies
du blessé.
'Tu me racontera tout demain, pour l'instant je vais faire à manger...' tenta David.
' Pas faim...' fut la réponse de Tom.
Son père n'insista même pas: il le connaissait bien et savait qu 'il était têtu; il tenait sa
de sa mère. Il se dirigea donc vers la cuisine, les idées brouillées, rêvant d'un bon steak, se demandant
pourquoi le visage du blessé le troublait.
Resté seul avec l'androgyne, le dreadé se remit à pleurer doucement.
'Bill...Bill...' s'étrangla-t-il, ' Me laisse pas, s'il te plait réveille toi...'
'T'as pas le droit de me laisser non!!'. Il commença à s'énerver mais se ressaisit:
Ils ne se connaissaient même pas et ne s'étaient jamais parler... Qui était-il pour Bill?
Personne...
Pourtant un lien les unissait sans qu'il sache pourquoi, mais il était attiré par le magnétisme
du beau brun comme s'ils se connaissaient depuis longtemps.
Il ravala quelques larmes, les dents serrées, le visage crispé et blanc comme un linge.
Il prit la main du blessé et la serra fort. Mais l'autre ne réagit pas, comme plongé dans
un profond sommeil. Alors Tom ne réfléchissant plus, se mit à chanter doucement en allemand, des paroles
inventées; il créait pour celui qui était allongé sur son canapé.
Mais il n'arrivait pas à faire passer son message avec des mots alors il prit sa guitare.
Et il joua. Il joua presque en sourdine une chanson douce dont les notes s'envolaient,
légères dans l'air, une chanson mélancolique où perçait l'espoir... Car l'espoir existe toujours.
A la fin, alors que la dernière corde vibrait, il approcha son visage du brun, effleura sa peau
acidulé, puis déposa un léger baiser sur sa bouche.
Mais lorsqu'il se rendit compte de son geste, il recula effrayé et manqua de tomber en arrière.
Il entendit un murmure, et il scruta intensément le visage de Bill, croyant avoir rêver.
Mais non. Le brun ouvrit une oeil, puis l'autre et regarda autour de lui, complétement perdu.
'Qu'est-ce-que.... ??? fit-il.
'Chuuut... tout va bien, je suis là, dors.....' lui chuchota Tom.
Alors, soulagé, le brun le regarda avec ses yeux noisettes où brillait une lueur de remerciement, puis se rendormit.
Tom le regarda respirer longtemps mais le sommeil lui piqua les yeux et il se résolut à
s'installer par terre pour dormir près de Bill.
IL sombra dans un sommeil réparateur mais fut bien vite réveillé: il faut dire que dormir par
terre c'est pas super confort! Il tendit l'oreille pour vérifier que tout allait bien mais entendit que le brun frissonnait. Alors il se leva lentement et se coucha près de l'androgyne, l'entourant de ses bras
comme pour lui transmettre de sa chaleur.
Le brun se blottit contre lui, la tête dans son cou et sa respiration se fit régulière.
Tom sentait son souffle chaud l'effleurer alors qu'il dormait en toute innocence.
Il ressentait un véritable bonheur même s'il savait que Bill ne s'en rendait sûrement
pas compte mais qu'importe.
IL décida de profiter du momen présent et tomba dans les bras de Morphée.
Si Bill pouvait le rendre heureux, peut-être que lui aussi pouvait faire son bonheur... mais ça, Tom ne le savait pas encore...
[ Il est toujours plus facile de vivre dans l'ignorance. Mais un jour, il faut affronter
ses sentiments et regarder la réalité en face car même si tout est gris et terne,
le bonheur n'est pas loin il suffit d'y croire.
Et si on y croit, on se rend que l'artiste qui avec sa palette peut redonner des couleurs
au monde... c'est nous... ]