Chapitre 9

Chapitre 9: Révélation...


Bip-Bip-Biiiip...

C'est ce bruit régulier qui lui résonne dans les oreilles.
Elle est allongée dans des draps aussi blancs et ternes que le peinture qui s'écaille aux murs
de la minuscule chambre. En face d'elle, la télé est allumée et le son coupé; à l'écran, un homme au crâne dégarni fait son show en gesticulant un peu partout sur le plateau.
La jeune fille est endormie; ses cheveux en bataille éparpillés un peu partout, elle affiche une
mine pâle et elle est si maigre qu'une autre personne aurait pu dormir à côté d'elle.
Pour elle, la nuit a été courte:
Sur les coups de 11h du soir elle s'est réveillée en sueur et assoiffée. Elle a voulu se servir un
verre d'eau mais en descendant les escaliers elle a été prise d'un vertige. Elle a dévalé les
marches pour finir sa chute dans le salon.
Réveillée par le fracas, sa mère, affolée, avait appelé le Samu. S'était ensuivi: ambulance,
urgences, examens en tous genres, perfusion, hospitalisation...
Dans son sommeil elle pense à Lui... Bill. Son meilleur ami, le seul à qui elle fasse confiance.
Comment pourrait-elle lui dire qu'elle est malade? Non jamais elle ne pourra...
Elle ne veut pas qu'il l'apprenne... Elle sait comment il réagirait et elle ne veut pas qu'il
s'inquiète.
Son visage lisse se froisse soudain pour laisser ses paupières s'entrouvrir doucement. Elle sait ce qu'elle doit faire. Discrètement elle se relève en silence et s'asseoit dans le lit. La chambre est vide et l'infirmière est partie.
la jeune fille cherche du regard ses affaires et trouve enfin l'objet convoité. Son sac! Il est à
peine à 1 mètre du lit. Il faut absolument qu'elle l'atteigne. Elle tend le bras aussi loin que
possible mais elle n'arrive qu'à l'effleurer du petit doigt. Alors elle se penche, encore et encore.
Jusqu'à le saisir prestement et le ramener à elle.
Elle est essouflée par ce malheureux effort mais essaye d'ignorer les coups de marteaux qu'on
s'amuse à lui donner sur le crâne. Aie!
Elle allume son portable, sachant bien qu'elle brave un interdit de l'hopital mais tant pis.

" Mon Billow! Dsl mé ojourdui jpe pa venir.
J'ai un rhume jsui scotché à ma boite de mouchoir.
Tkt pa pr moi! jte fé d gro bizou! Lee "


A peine l'accusé reçu, elle éteint l'appareil, le remet au fond du petit sac fluo orange et se
laisse retomber sur les oreillers. Elle plonge dans les bras de Morphée ésperant que celui-ci
l'emporte dans un puit sans fond qu'on appelle 'paradis'. Lee s'endort rêvant encore et toujours à un avenir meilleur, car sa vie n'aurait pu être pire... Elle ne pouvait que s'arranger.
Mais dans son sommeil des images lui viennent à l'esprit: Bill... L'hopital, l'horreur sur son
visage, le chagrin, des larmes, le déséspoir...
Son souffle s'accélère tandis que son rêve l'emporte plus loin encore, se transformant peu à peu en cauchemare incontrolable. Les images ne sont plus que des flashs, avec des rires, des pleurs, des cris, Bill encore, tout décomposé par les larmes, une boite à la mains, gros plan, la boite, des médicaments!! Noooooon!!
Des larmes s'échappent de ses prunelles fragiles et pâles tandis que de gros sanglots s'étranglent dans sa bouche. Elle ouvre brusquement les yeux se met à crier!!
Elle ne voit rien, entend des voix qui mais les mots se mélangent et elle ne comprend pas. Elle
pleure encore, se débat lorsqu'une dame en blanc, l'air plus calme qu'elle, lui saisit les bras en
essayant de la rassurer. Mais elle la repousse et essaye de se lever. Une main venue de nul part la tient fermement et une seringue se plante dans son bras. Elle a un hoquet de surprise puis elle voit le monde vasciller autour d'elle. Elle n'arrive plus à ouvrir les yeux... Elle se sent retomber sur ses oreillers.. Puis c'est le noir complet.

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"Wouahh..!!"

Depuis ce matin, Tom n'arrête pas de bailler. Il faut dire qu'il n'a pas beaucoup dormir après son escapade nocturne!
Il s'est encore levé en retard et a été convoqué chez le principal: encore une journée qui commence
bien. 20 minutes à entendre un barbu blablater pour lui reprocher ses retards à répétitions, 20 minutes à hocher du chef en essayant de ne pas
ouvrir son clapet et 20 minutes à se retenir de bailler.
Aujourd'hui, contrôle d'anglais: évidemment le dreadé n'a rien révisé et il se trouve tout con
devant sa feuille vierge. Les mots dansent sous ses yeux et la moindre phrase est pour lui du
chinois. Il abandonne sa quête à travers les dossiers mals rangés de son cerveau et regarde par la fenêtre, les yeux dans le vague. La scène de la veille lui revient à l'esprit et se voyant embrasser Bill il rougit violamment. Il regarde autour de lui pour vérifier que personne n'a remarquer ce petit écart mais chacun est concentré sur sa copie et la noircit de texte sensé leur donner une bonne note. Pour Tom, ça n'a aucune importance.
Il se replonge dans ses pensée et en regardant la cour vide, il aperçoit un couple assit
tranquillement sur un banc. Ils sont vraiment trop mignons comme ça tous les 2, se tenant par la taille, comme s'ils craignaient que l'autre ne s'en aye. Tandis que le blond les osberve, un sourire débile au lèvres, il a un flash. Bill et Lee! Il avait complétement oublié ce détail. Quand il les avait surpris l'un dans les bras de l'autre. Comment avait-il put croire un instant à son bonheur de la veille. Tout est éphémère, il l'avait oublié et vient brusquement de revenir sur terre. Tom secoue la tête pour chasser toutes ces pensées et se recompose un visage impassible avant de tourner la tête en direction de l'androgyne. Celui-ci a mis un slim comme à son habitude, une petite chemise blanche très sexy et porte des santiags. Il machonne son crayon tout en regardant sa feuille sans la voir. Comme s'il avait senti le regard du dreadé posé sur lui, il lève la tête en sa direction et lui sourit. Il est vraiment trop mignon. Mais Tom sa détourne sans quitter son air dur.
S'il avait pris la peine de le regarder à nouveau, il aurait vu l'air perdu de Bill qui le fixait de
ses grands yeux innocents et pleins d'espoir. Mais il résista et passer le reste de l'heure, tendu
sur sa chaise, près à s'en aller dès la fin du cours.

" A quoi bon s'expliquer avec Bill? Et pour dire quoi?? " soupire-t-il.

"Pourtant j'y est cru... vraiment tro cru. J'ai cru en lui jusqu'au bout mais notre amitié
s'arrêtera là où l'amour commencera...Je ne sais même pas pourquoi on a fait ça, j'étais comme
dans un rêve et il a fallu que je me réveille. Il m'a embrassé.... ou alors je l'ai embrassé..
Tout ça n'a aucune importance."

Des sanglots muets lui montent à la gorge mais il les ravale courageusement. A cet instant, son coeur bat plus fort, près à exploser dans sa poitrine; il est gonflé de tristesse mais le blond
se refuse à admettre cette vérité qui fait si mal. Son estomac est tout retourné et il sait qu'il
ne pourrait rien avaler même s'il le voulait. Pas une miette de nourriture ne franchira sa bouche
aujourd'hui. Il ressent trop de choses en même temps et ne sait plus où donner de la tête. Sur sa cuisse gauche, il a des frissons: il baisse les yeux pour analyser se sentiment et aperçoit une petite lueur verte qui clignote à cet endroit. Un instant paniqué, il fouille dans sa poche pour se rendre compte que c'est son portable qui vibre. Il reprend instantanément un rhytme cardiaque proche de la normal et regarde discrétement l'écran de l'appareil. " 1 nouveau message de: Bill".
C'est vrai, la veille les 2 garçons s'étaient échangés leur numéro respectifs avant de se quitter.
Le dreadé hésite un instant, le doigt en suspent dans l'air mais, comme souvent, la curiosité
l'emporte et il appuie sur la touche fluorescente. Le message s'affiche.

"Hey twa! on pe révisé ensemble apré lé cour? si ta ri1 1 prévu.. rép stp."

Le visage de Tom s'éclaire mais se renfrogne presque aussitôt. Il vérifie que le prof a toujours
la tête fourrée dans la correction d'un tas de copie presque aussi haut que lui et, satisfait, il
retourne à son portable. Puis se met à taper une réponse qu'il veut un minimum sadique et froid.
Il ne veut pas non plus être trop méchant mais bon, il sait que s'il se retrouve seul avec Bill,
ils ne feront pas que réviser.

" Dsl pa envi en + sui déja pri. Ta ka alé voir Lily..."

Il n'a pas pu s'empêcher de parler de la meilleure amie de l'androgyne, dans l'espoir que celui-ci comprenne bien qu'il en doute fort.
Le reste du cours, il s'enferme dans le silence, ignorant les chuchotements de ceux qui n'ont rien d'autre à faire que d'échanger leurs points de vue sur le devoir achevé.
Mais, de son côté, Bill lui a les yeux fermés, le visage crispé. Sans beaucoup d'espoir, il essaye
vainement de comprendre le sens caché de la réponse du blond. Tout son corps est tendu et attend un signaux quel qu'il soit de la part de sa moitié. La télépathie a déja fonctionné et contrairement au dreadé, Bill y croit de toute son âme. Il lui envoie une phrase en pensée qui se réduit en un point d'interrogation gros comme ça.

Tom peut résister, il le sait. Son moyen de protection à lui s'est l'ignorance. Quand il se sent
attaqué, plus personne n'exsite autour de lui; il est sourd, muet et aveugle aux insultes.
Il peut résister jusqu'à l'autodestruction car c'est un combattant. Aujourd'hui, c'est un combat
sans fin qui se livre contre son corps, son esprit. Il essaye déséspérément d'ignorer les mots qui dansent dans sa tête et finiront par le rendre fou. Tous ses mots; seuls ils n'ont aucun sens, mais ensemble, ils forment une question des plus claires et directes. Non il ne veut pas l'admettre; il ne veut pas entendre cette question. En déséspoir de cause, il se bouche les oreilles et serre les dents de toutes ses forces. Mais la voix est là, en lui et répète encore et toujours la même chose, comme un lavage de cerveau. Il ne résistera pas longtemps si cette voix ne se tait pas.
Des larmes lui piquent les yeux, sa tête lui tourne et les images se brouillent dans son univers.
Mais, d'un coup, la voix s'en va comme elle était venue: Bill a vu, il a compris, il a eu peur aussi.

"C'est moi qui ai fait ça?? Non.. je posait juste une question. IL était tout recroquevillé, on

aurait dit un enfant qui a peur et qui n'a personne pour le protéger. Comment est-ce-que... C'est possible?" regrette l'androgyne. Son but n'était pas de lui faire du mal, il ne voulait pas.

Ce qui est fait, est fait...
Et le brun n'a pas le temps de s'apitoyer sur les conséquences de son acte que la sonnerie tant attendue pour certains, tant redoutée pour d'autre, se fait entendre.
Tout le monde sort en coup de vent sauf Tom qui a du mal à se reconnecter à la réalité, et Bill qui réfléchi, les yeux plissés, comme pour sonder le tableau blanc qu'il fixe depuis bientôt 5 bonnes minutes maintenant. Le prof les jette finalement dehors et la journée se poursuit comme elle avait commencée:
pleine de doute, de peur, de questions sans réponses et d'ennui...

A la dernière sonnerie, Bill saute de sa chaise, attrappe son sac au vol et sort précipitemment de la classe. Tom a quitté ses pensées et c'est maintenant Lee qui occupe toute la place. Bien sûr qu'il est inquiet pour elle. D'ailleurs, elle doit bien s'ennuyer, seule chez elle; une visite
s'impose.
Le brun prend donc le chemin de son amie en sautillant et arrivé à la grande batisse moderne peinte de rose pâle, il appuie 1 fois, 2 fois,3... sur la sonnette.
Il n'a jamais été bien patient et encore moins aujourd'hui. Mais heureusement, la mère de Lee ne tarde pas à ouvrir le battant de la porte rouge cerise. Elle a les yeux gonflés et rouges, à cause du manque de sommeil sans doute.
Bill la salue poliment, prend de ses nouvelles, etc... Mais ses prunelles soulignés de noirs
s'agrandissent quand la femme lui apprend la nouvelle: Lily n'est pas ici, et elle est malade...

très malade !!!




[ Si la vérité blesse, le mensonge tue...
L
a maladie, la vieillesse, le manque d'amour... On souffre tous de quelque chose. Seulement, chez certains, c'est plus visible que chez d'autres.
On se cache, on se colle un sourire sur les vres et on essaye d'avancer dans la vie, en sachant bien que c'est un combat perdu d'avance. Ou alors, on abandonne, on se rend à l'évidence, on arrêtede se battre et on attend la fin.
M
ais on peut tous mourir à chaque instant, même en traversant la rue on peut se faire renverser par une voiture; alors pourquoi ne pas vivre au jour le jour et oublier les petits désagréments qui font ce que nous sommes? ]


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[ EDIT: Hello les choux!! voila p'tit chapitre simpa le prochain arrive et jsui fière de ske j'ai fait jpense kil va vou plaire on véra sa!!! ]

# Posté le dimanche 03 juin 2007 08:30

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:38

Chapitre 10


Chapitre 10: Vérité, ne te cache plus...


" Lily n'est pas ici, et elle est malade...très malade !!! "

Cette phrase résonne dans ses oreilles comme un insecte près à piquer. Et il a déja piqué! Au coeur plus précisément... car à l'annonce de cette nouvelle, Bill a tout de suite su que son amie n'avait pas qu'un simple rhume, comme elle l'affirmait quelques heures plus tôt. Mais pourquoi lui avait-elle menti??
Assis sur un trottoir, le menton dans les mains, le jeune homme replie ses genoux vers lui et pose ses pieds nus sur le bitume chaud. Le soleil décline déja en ce soir de printemps et ses rayons jouent de leur lumière dans les cheveux de l'androgyne.
Quand il repense à la tête qu'à du faire la mère de Lee lorsqu'il est parti en courant, ça le ferait
presque sourire. Mais le moment est mal choisi. Bill ne sait pas s'il doit aller voir sa meilleure
amie: il déteste les hopitaux et fait aprti de la majorité des gens à qui ça rappelle des souvenirs négatifs.
Le brun cherche en lui le courage de franchir les portes automatiques du grand bâtiment blanc;
celui-ci n'es qu'à une centaine de mètres et pourtant! Pour Bill ça représente une immensité de
béton qui s'étale devant lui comme un horizon de gris. Gris, sombre comme son avenir.
L'androgyne fait claquer ses mains sur le sol, indécis. De petits graviers s'enfoncent dans la chair de ses paumes à chaque contact avec le bitume laissant de petites marques rouges mais il n'y pense même pas. Plus rien ne compte: ni les néons du parking, ni les quelques voitures qui passent non loin de là, ni les derniers patients qui rentrent de leur balade dans le parc de l'hopital. Eux aussi ont profité de la douce chaleur de ce jour ensoleillé.
Bill voit d'ici le visage fin de Lee; ses yeux verts insondables qui cachent une grande fragilité,
ses cheveux roux étalés en bataille sur ses épaules... L'idée qu'elle soit malade l'insupporte, le
révolte. Les émotions le submergent; il ferme un instant les yeux, renversant la tête en arrière; et le visage baigné du soleil couchant, Bill prie pour avoir la force de surmonter ses peurs.

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Tom:

Ce soir comme bien d'autre, Tom n'a pas mangé et au lieu de gagner son lit, il s'est accoudé à sa fenêtre. Il essaie de se persuader que l'homme de ses rêves va apparaître comme la veille mais sans grand espoir. Il sait au fond de lui que le brun ne viendra pas ce soir.
Le dreadé s'asseoit alors sur son lit et inspecte sa chambre. Quelques cartons entassés dans un coin témoignent de son arrivée récente mais tout le reste a trouvé sa place. Son vieux bureau en bois où sont étalés cahiers, stylos et autres babioles scolaires, lit deux places, armoire... tout est là.
La moquette est noire triste et contraste avec le papier peint blanc collé aux murs: tout est
d'origine.
Les yeux de Tom se posent alors sur un objet familier, dans son étuit: sa guitare! Comment a-t-il pu l'oublier? La première et dernière fois qu'elle lui a servie depuis qu'il a emménagé ici, c'est quand Bill était inconscient dans son canapé. A se souvenir, une esquisse de sourire se dessine sur les lèvres du blond. Cette nuit là restera gravée dans sa mémoire: il n'avait jamais autant témoigné de tendresse et d'inquiétude pour quelqu'un. Cela le ramène à ce frère qu'il n'a jamais eu et qui pourtant est quelque part dans ce monde. Le seul être qui lui ressemble comme 2 gouttes d'eau; qui a le même sang, les mêmes cellules... Séparés si jeunes, Tom n'en garde que peu de souvenirs mais il le voit comme un brin timide et mystérieux. ( g dit 'brin' pas 'brun"^^).
Tout naturellement, l'image de Bill s'insinue dans son esprit à cette pensée mais il fronce les
sourcils et secoue la tête pour chasser le visage.
Il vient de prendre une décision: retrouver son frère coûte que coûte! Même s'il doit tout y perdre, même si son double à une famille qui l'aime, même s'il s'en fout... Tom n'a jamais été aussi sûr de vouloir quelque chose que maintenant.
Et tandis qu"il regarde le ciel, le visage décidé, une larme de soulagement coule sur sa joue: il
avait un but, il irait jusqu'au bout!


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Des étoiles timides commencent à faire leur apparition sous l'oeil bienveillant de la lune. Bill ne
sait pas depuis combien de temps il est là, il a perdu la notion de l'heure même si la nuit qui
tombe lui rappelle qu'il devrait être au bar.
Mais rien ne compte plus car, dans l'éclat jaune de la lune, il trouve enfin le courage.
Le brun sait ce qu'il doit faire. La vérité doit apparaître...
Lentement, il se lève et pose un pied devant l'autre en regardant le bâtiment qui s'étend sous ses yeux. Les portes automatiques s'ouvrent et il avance sans craintes.
Bill a laissé ses peurs a l'entré et il sait qu'il ne doit pas s'arrêter. Le brun prend les
escaliers plutôt que l'ascenseur et continue à marcher. On dirait un somnanbule avec son teint
blanc, son eye-liner qui a coulé et ses yeux dans le vague. La porte est là, juste en face de lui.
L'androgyne a une terrible envie de crier tout d'un coup; il se retient et marmonne pour lui même: shrei....
Sa main tremblante se pose d'elle-même sur la poignée, il appuie, la porte s'ouvre.
Son destin est scellé...


[ En ce jour, la vérité n'a jamais été aussi proche. Souvent, on la crains, on la fuit, mais
pourquoi ne pas l'affronter tout simplement? Laisser ses peurs de côté et mettre ses sen
timent à part pour mieux avancer... Ne pleure plus, petite fille, l'avenir t'appartient.]



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Bonne nouvelle le nouveau chapitre sera la bientot je suis entrin de l'écrire
et pour l'instant il est plutôt pas mal, d'un point de vue totalement narcissique xD

Pour répondre a fan2tokiohotel-BilletTom
dans le prochain chapitre vous allé savoir ce que Lee a comme maladie si on peut appeler sa une maladie!
Pour Tom, sa va étre un peut compliquer de retrouver son frère mais bon, sinon sa serait trop simple et pour un lemon, je pense que j'en mettrait un dans le chapitre 12 mais j'en est encore jamais écrit donc se sera une grande première pour moi!
Gro bizoo!

# Posté le lundi 11 juin 2007 12:49

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:40

Chapitre 11

Chapitre 11: Chacun ses problèmes...



Le monitoring, un lit, une fenêtre, et du blanc... du blanc partout. De quoi vous éblouir!
Seule une silhouette fine se détache dans ce décors! une silhouette qui voudrait vivre tout
simplement.
Elle s'est punie; Elle croyait que tout était de sa faute...
Mais comment aurait-elle put deviner qu'elle n'était qu'un pantin, un prétexte à des disputes de plus en plus nombreuses.
Elle voulait simplement raconter sa journée, des petits détails qui égayaient les cours... Mais cela se transformait toujours en un réglement de compte: sa mère rigolait, son père critiquait et c'était partit pour un conflit permanant. Se croyant fautive avec ses histoires inutiles qui déclenchaient les cris de ses parents, Elle se punissait et ne touchait pas à l'assiette débordante de nourriture qui s'offrait à elle. Manger devenait alors une récompense si la bonne humeur régnait; elle avait choisi les règles du jeu mais le plus souvent l'assiette pleine repartait à la poubelle, ses parents s'engueulant toujours pour des broutilles. Trop occupés à se fusiller du regard, ils n'avaient même pas remarqués que leur fille n'allait pas bien et si la soeur de Lee s'en était aperçue, elle ne décrochait plus un mot dans cette ambiance désolante et gardait ses impressions pour elle.
Au bout d'un temps, le matin Lee ne mangeait au maximum qu'un fruit pendant que dans la maison résonnaient les pleurs de sa mère après le départ de l'autorité paternelle au travail.
Tandis que le midi, la sensation de faim se faisait de moins en moins insistante, elle grignotait
juste du pain et buvait beaucoup, éparpillant la nourriture dans son assiette pour donner
l'impression qu'elle mangeait. Inquiéter Bill était la dernière chose qu'elle voulait. Dès que ses
parents iraient mieux, tout redeviendrait comme avant. Du moins, c'est ce qu'elle croyait.
Maintenant elle avait ouvert les yeux et l'ignorance de ces derniers mois lui sautaient aux yeux; car, dans ce lit d'hopital, elle avait conscience que bientôt elle serait un chiffre de plus dans le sondage des enfants dont les parents sont divorcés.
La vérité était aussi nette et pure que les murs immaculés de sa petite chambre terne.
Les vertiges, le manque de force, les maux de têtes à répétition; tout cela n'était que le signe
visible d'une maladie connue des ados et pourtant si banalisée.

Et aujourd'hui, allongée dans ces draps, elle se demandait si sa vie redeviendrait un jour comme avant.
C'est vrai qu'on ne se rend compte de la chance qu'on a que quand on l'a perdue...
Ses pensées tournent en rond lorsqu'elle sent une présence à ses côtés. Elle ouvre les yeux; il est là.
Lee a tant redoutée ce moment mais est si soulagée de le voir: mentir à son meilleur ami lui faisait mal au coeur.
Et s'il lui en voulait?
S'il ne lui faisait plus confiance?
S'il ne comprenait pas?
Trop de questions et de fatigue. Les vannes sont ouvertes et les larmes ruissellent déja sur ses joues. La jeune fille tourne vers lui un visage décomposé de crainte; sur sa peau frissonnante, les poils sont hérissés. Lee tremble, elle a froid, peur... En 30 secondes elle est passée de l'indifférence la plus totale au déséspoir.
Mais, à sa grande surprise, elle sent des bras l'entourer. Ses prunelles embuées d'eau, elle ne voit qu'une forme floue qui la serre très fort. Et tandis que son souffle chatouille sa peau brûlante, elle bredouille:
" Pardon... pardon Bill..."

Sa voix dérape sur la dernière syllabe et un sanglot orphelin s'échappe de sa bouche.
Alors, comme une gamine de 5 ans, elle hoquète, renifle, s'étrangle et inonde la chemise de son ami.
Sa chaleur lui a tant manquée...
Au bout d'un temps infini, Lee se calme un peu et respire à fond sans arrêter de caresser les doux cheveux qui s'offrent à elle. L'androgyne a toujours la tête enfouie dans son cou et, en
l'observant, elle s'aperçoit que ses épaules tressaillent; lui aussi, il pleure. Pour la première
fois depuis bien longtemps, il laisse couler ces larmes de la tristesse qu'il côtoie depuis tout ce
temps sans jamais accepter de se l'avouer.
D'un coup, il relève la tête et laisse apparaître sa belle frimousse: même les yeux rouges, le
visage inondé de mascara et la bouche tremblante, sa beauté est frappante.
Aujourd'hui plus que jamais, il ne veut plus se cacher et accepte ses sentiments.
Lee aurait tant voulu lui expliquer; trop de mots se bousculent et des remords l'assaillent comme un raz-de-marée. Elle plonge ses prunelles olives dans les yeux profonds du brun, faisant passer émotions et explications dans un regard. La jeune fille éspère et sait qu"il comprendra.
Un sourire rassurant et peiné à la fois déride le visage redevenu neutre en apparence, du garçon.
Lee n'avait pas le choix, il le sait...
S'avouer à soi même que l'on est malade est un combat: on se bat contre son propre corps jusqu'à s'aperçevoir que ça ne sert à rien. Alors on s'abandonne aux choses et on doit se rendre à l'évidence. On range cette vérité loin, toujours plus loin comme un dossier classé; on essaie de l'oublier mais elle nous rappelle toujours à l'ordre.
L'avouer à son entourage est une épreuve de plus que l'on préfère éviter: comme une option
superficielle qui n'intervient qu'au final.

GAME OVER..
La partie est finie et la prochaine épreuve est vitale:
lutter... pour guérir, ou abandonner... pour mourir.

Mais, dans son malheur, Lee avait de la chance car elle avait sa famille: son père et sa mère, même en conflit, seraient là pour elle, sa soeur... Et puis son meilleur ami qui serait près à tout pour
elle...

Car Bill était là, tout irait bien maintenant.


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" Bill, Bill, Bill, Bill... <3 "

Depuis exactement 31 minutes que Tom était entré dans la salle d'arts plastiques, il avait noirci
une page entière de son cahier de ce prénom qui sonnait si bien à ses oreilles.
Il savait que s'il tournait légèrement la tête vers la gauche, il pourrait aperçevoir le brun plongé
dans son aquarelle.
Toute la matinée, du cours d'anglais au sport en passant par les maths, le dreadé n'avait fait
qu'une seule et unique chose: chercher une quelconque information sur son frère dans le dossier de naissance qu'il avait volé le matin même dans le bureau de son cher père.
Mais les indices sur l'endroit où vivait maintenant sa moitié étaient limités. Tom était un éternel
insatisfait, il en était bien conscient; néanmoins la récolte avait été bien maigre.
Maintenant, en cette dernière heure avant la pause du miam-miam,[dsl délire solitaire XD] il
s'accordait une pause.
Bill était donc tout sereinement revenu prendre sa place dans les pensées du pauvre blond.
Si seulement Tom savait...

Son frère et l'homme qu'il aimait habitaient tout 2 son coeur et il ne savait que choisir de ses
priorités. Bien sûr, il s'était engueulé avec Bill et, bien sûr celui-ci lui manquait bien qu'il fut
sous ses yeux tous les jours. Mais, d'un autre côté, sa moitié était peut-être malheureuse et
l'attendait. Ou alors, elle vivait heureuse dans une famille bien tranquille et que Tom, avec ses
gros sabots, allait foutre le brin dans leur petit cercle familial.
Il se devait de connaître la vérité pour son frère, de voir ce qu'il était devenu...

Peut-être s'était-il aperçu du du teint blanc, de la peau aussi transparente et fine que de la
cellophane du brun. Peut-être aussi qu'il avait vu ses 2 grosses cernes noires qui s'étalaient sous ses yeux légèrement rouges et fatigués.
Peut-être même qu'il avait remarqué que Lee était à nouveau absente...
Mais, pour l'instant, il n'avait pas fait le rapprochement et était trop préoccupé par ses problèmes pour s'occuper de ceux des autres.


Et là était tout le problème...



[ Dans la société d'aujourd'hui, chacun ses problèmes, chacun sa merde. L'égoïsme triomphe et on en oublie les gens qu'on aime.
On se trimbal
le son lot de lamentations comme un sac, un fardeau, toute la journée sans penser que
le monde n'est pas vide. Il y a toujours plus malheureux que soi; pourtant, les plus démunis sont ceux que l'on entend le moins.
Aus
si, toi l'homme aux yeux de perles, laisse parler ton coeur et fais taire les plaintes pour
réparer les injustices de ce monde. ]

# Posté le mercredi 20 juin 2007 08:45

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:30

Chapitre 12

Chapitre 12 et demi xD: Et pourquoi pas ?

Partie 1:

" Je suis là, j'attends.
J'attends quoi? Pff, je ne le sais même plus moi-même. J'ai besoin de lui et en même temps je m'en veux d'avoir de telles pensées.. Surtout depuis quand je sais que Lee est malade. C'était là, devant mes yeux et je n'ai rien vu venir. QUelle naïveté !! "
Bill est perdu; les révélations de ces derniers jours tourbillonnent, et il ne comprend pas le
comportement du dreadé. S'il est aussi distant, il doit avoir une raison valable...
Le brun est épuisé et enervé; sans réfléchir davantage, il entend la cloche sonner et fonce sur sa
proie. Il veut des réponses, c'est pour ça qu'il vient et il a bien l'intention de les obtenir au
plus vite.

" Bon, maintenant tu t'expliques ! " Sa voix est ferme, le ton direct et cinglant. Mais le blond
joue à l'innocence.

" Que j'explique quoi? Y a rien à dire.. " crache Tom en retour.

" Soit direct putin!! Pourquoi tu m'évites? Lee est malade, toi tu m'ignore !!!! " Bill renvoie le
dreadé dans son but. Mais là, il perd vraiment patience. La fatigue, le stress, tout cela rend le
brun agressif et nerveux. Tom l'a bien compris et est décidé à le pousser dans ses retranchements.

" Lee.. tiens ba va la voir ta petite amie, puisque tu m'en parle ! " lache le blond sans détourner
le regard.

" Quoi??... Pfff tu racontes que des merdes!! c'est ma meilleure amie et... Han, c'est pour ça

alors..." S'adoucit Bill.
Cette fois, Tom a baissé les yeux. Il a jugé trop vite, sans comprendre et sans preuves de ce qu'il
avançait.

" Désolé, je croyais.. enfin... Bref.." marmonne-t-il en guise de réponse, rouge pivoine.
Mais le brun lui caresse doucement la joue, prenant garde que personne ne soit dans les parages.
Mais le couloir est désert car l'appel du ventre est le plus fort. D'ailleurs, un gargouillement se
fait entendre et Tom grimace.
Bill laisse échapper un petit rire doux et, les joues en feu, il s'approche de la bouche du dreadé,
le regardant dans les yeux. Il scelle les lèvrew sulfureuses tant convoitées avec les siennes pour
un baiser enflammé.
Puis, brusquement, l'androgyne s'écarte, sourit mystérieusement et s'éloigne sensuellement, laissant un Tom bien déboussolé.
Le brun joue sa carte de la séduction et il sait qu'il a tous les atouts pour réussir..

Le reste de la journée se passe plutôt calmement pour Tom qui se refuse à analyser ses sentiments envers l'androgyne. Vivre l'instant présent; voila ce qui compte vraiment aujourd'hui pour lui! En reprenant les cours, après s'être rempli l'estomac, le dreadé avait d'ailleurs trouvé un mot du beau brun dans son casier.


" RDV devant le bahut à 5h, réserve ta soirée. Bill "


Heureusement que le lendemain il n'y avait pas cours. Exeptionnellement en effet, ce mercredi, les
cours étaient annulés pour je ne sais plus quelle connerie.
Bref, il restait 4h à Tom pour réfléchir tranquillement à ce message. Mais c'était tout vu! Bien sûr
qu'il allait accepter! Passer une soirée en compagnie de l'homme qui habite votre coeur, ça ne se
refuse pas ^-^!

De son côté, Bill était d'humeur rêveuse à présent. Lui qui était si pensif ce matin, avait décidé
de suivre le conseil de Lee: Vit ta vie à fond, réussit ce que tu entreprend, ne pense pas trop à
moi et ne m'oublie pas !!
Elle avait raison mais il passerait la voir tous les soirs ou presque pour prendre de ses nouvelles.
Lee l'avait toujours soutenue, qoiqu'il arrive, seule contre les autres; aujourd'hui, la donne avait
changé et c'était à Bill d'être présent pour elle.
L'androgyne imaginait déja la soirée: lui et Tom, Tom et lui... ils parleraient de tout, de rien,
ils rigoleraient, ils s'embrasseraient sûrement...
Ils pourraient regarder les étoiles, allongés côte côte dans l'herbe mouillée de rosée.
Une fois de plus, il allait à l'encontre de l'engagement qu'il avait pris envers La Jeanne.
Cela faisait 3 jours qu'il n'avait pas mis les pieds au bar et il la soupçonnait de vouloir le jeter
dehors. IL habitait avec elle depuis son plus jeune âge mais il savait que les sentiments étaient
superficiels dans ce milieu et que La Jeanne faisait cela, avant tout, pour l'argent.

Mais lui aussi voulait vivre sa vie, lui aussi voulait la vivre jusqu'au bout, réussir, gagner de
l'argent.




# Posté le mardi 26 juin 2007 05:42

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:50

Chapitre 12

Chapitre 12:

Les sentiments, souvent incontrolables et imprévisibles, ils vous entraînent plus loin que vous ne
le vouliez. Bill en est conscient. Il désertera encore une fois le bar ce soir et tant pis pour les
conséquences, il assumera. De toute les manières, il était seul contre tous, n'avait pas de famille
et depuis sa jeune enfance, il avait appris à ne compter que sur lui-même, à se démerder pour
avancer dans la vie, pour réussir.
L'androgyne était encore effrayé par ce qu'il éprouvait envers Tom mais il avait décidé d'accepter
ses sentiments, quels qu'ils soient.
A la maternelle c'était si simple, même pour lui. Il avait encore son frère pendant ces 2 premières
et merveilleuses années scolaires. Ils se ressemblaient comme 2 gouttes d'eau; leur mère leur avait tricoté un pull avec leur initiale. Mais, bien entendu, les jumeaux ça amusant de se les échanger, ce qui conduisait les enseignants aux limites de la folie.
Oui, à la maternelle tout était si simple: on allait voir quelqu'un, on jouait avec et 5mn plus tard
on était ami. Personne ne jugeait personne et tout allait bien.
Pour Bill, cette époque restait la plus heureuse de sa vie. Quand sa famille était réunie,quand son
jumeau était là. Le blond et lui formaient une si bonne équipe. 2 petits blonds souriants dont l'un
était légèrement timide et l'autre toujours plein d'entrain. Mais tous les 2 réunis, ils étaient
vivants, de bonne humeur, de vrais comiques. En grandissant, ils sont tous 2 devenus des tombeurs mais chacun à sa façon.
L'un en préservant involontairement un voile de mystère autour de sa vie et en cultivant ce look
androgyne tellement particulier, avec ses bijoux et son maquillage.
L'autre grâce à son charme de bad boy, lover amateur de one night, avec ses dreads, ses nombreuses casquettes et ses fringues XXL.

Le destin avait voulu qu'après cette si longue séparation, ils soient à nouveau réunis. Mais nul ne pouvait prédire qu'ils deviendraient si proches..
.

A SUIVRE



Elow tout lmonde!! Jsui revenu hier Ouh sa crève les vac mais j'ai tellement de bon souvenirs, d'images.. ralala
Alors désolé la suite du chapitre 12 est très courte c'est même de la gniogniotte je sais mdr!! Mais le prochain chapitre c'est le lemon alors j'allait pas le coupé en 2 quand mm!!!
Merci a tous pour vos coms ils m'ont touchés surtout que j'ai vu que j'avais de nouveau lecteurs ça fait plaisir!!!!
Pour répondre a une question qui m'a été posé, non je ne pense pas que la vidéo sur Youtube soit de moi pour la simple et bonne raison que j'ai jms pigé comment on ajoutait une vidéo sur ce machin! Par contre sur je sais plus quel autre site il y a une vidéo de tokio hotel dont le lien est sur mon blog si je ne me trompe pas!
Alez laché vos coms la suite bientôt ou pas bientôt vu que je repars le 3 aout! On vera !!

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 12:59

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:48