Bip-Bip-Biiiip...
C'est ce bruit régulier qui lui résonne dans les oreilles.
Elle est allongée dans des draps aussi blancs et ternes que le peinture qui s'écaille aux murs
de la minuscule chambre. En face d'elle, la télé est allumée et le son coupé; à l'écran, un homme au crâne dégarni fait son show en gesticulant un peu partout sur le plateau.
La jeune fille est endormie; ses cheveux en bataille éparpillés un peu partout, elle affiche une
mine pâle et elle est si maigre qu'une autre personne aurait pu dormir à côté d'elle.
Pour elle, la nuit a été courte:
Sur les coups de 11h du soir elle s'est réveillée en sueur et assoiffée. Elle a voulu se servir un
verre d'eau mais en descendant les escaliers elle a été prise d'un vertige. Elle a dévalé les
marches pour finir sa chute dans le salon.
Réveillée par le fracas, sa mère, affolée, avait appelé le Samu. S'était ensuivi: ambulance,
urgences, examens en tous genres, perfusion, hospitalisation...
Dans son sommeil elle pense à Lui... Bill. Son meilleur ami, le seul à qui elle fasse confiance.
Comment pourrait-elle lui dire qu'elle est malade? Non jamais elle ne pourra...
Elle ne veut pas qu'il l'apprenne... Elle sait comment il réagirait et elle ne veut pas qu'il
s'inquiète.
Son visage lisse se froisse soudain pour laisser ses paupières s'entrouvrir doucement. Elle sait ce qu'elle doit faire. Discrètement elle se relève en silence et s'asseoit dans le lit. La chambre est vide et l'infirmière est partie.
la jeune fille cherche du regard ses affaires et trouve enfin l'objet convoité. Son sac! Il est à
peine à 1 mètre du lit. Il faut absolument qu'elle l'atteigne. Elle tend le bras aussi loin que
possible mais elle n'arrive qu'à l'effleurer du petit doigt. Alors elle se penche, encore et encore.
Jusqu'à le saisir prestement et le ramener à elle.
Elle est essouflée par ce malheureux effort mais essaye d'ignorer les coups de marteaux qu'on
s'amuse à lui donner sur le crâne. Aie!
Elle allume son portable, sachant bien qu'elle brave un interdit de l'hopital mais tant pis.
" Mon Billow! Dsl mé ojourdui jpe pa venir.
J'ai un rhume jsui scotché à ma boite de mouchoir.
Tkt pa pr moi! jte fé d gro bizou! Lee "
A peine l'accusé reçu, elle éteint l'appareil, le remet au fond du petit sac fluo orange et se
laisse retomber sur les oreillers. Elle plonge dans les bras de Morphée ésperant que celui-ci
l'emporte dans un puit sans fond qu'on appelle 'paradis'. Lee s'endort rêvant encore et toujours à un avenir meilleur, car sa vie n'aurait pu être pire... Elle ne pouvait que s'arranger.
Mais dans son sommeil des images lui viennent à l'esprit: Bill... L'hopital, l'horreur sur son
visage, le chagrin, des larmes, le déséspoir...
Son souffle s'accélère tandis que son rêve l'emporte plus loin encore, se transformant peu à peu en cauchemare incontrolable. Les images ne sont plus que des flashs, avec des rires, des pleurs, des cris, Bill encore, tout décomposé par les larmes, une boite à la mains, gros plan, la boite, des médicaments!! Noooooon!!
Des larmes s'échappent de ses prunelles fragiles et pâles tandis que de gros sanglots s'étranglent dans sa bouche. Elle ouvre brusquement les yeux se met à crier!!
Elle ne voit rien, entend des voix qui mais les mots se mélangent et elle ne comprend pas. Elle
pleure encore, se débat lorsqu'une dame en blanc, l'air plus calme qu'elle, lui saisit les bras en
essayant de la rassurer. Mais elle la repousse et essaye de se lever. Une main venue de nul part la tient fermement et une seringue se plante dans son bras. Elle a un hoquet de surprise puis elle voit le monde vasciller autour d'elle. Elle n'arrive plus à ouvrir les yeux... Elle se sent retomber sur ses oreillers.. Puis c'est le noir complet.
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"Wouahh..!!"
Depuis ce matin, Tom n'arrête pas de bailler. Il faut dire qu'il n'a pas beaucoup dormir après son escapade nocturne!
Il s'est encore levé en retard et a été convoqué chez le principal: encore une journée qui commence
bien. 20 minutes à entendre un barbu blablater pour lui reprocher ses retards à répétitions, 20 minutes à hocher du chef en essayant de ne pas
ouvrir son clapet et 20 minutes à se retenir de bailler.
Aujourd'hui, contrôle d'anglais: évidemment le dreadé n'a rien révisé et il se trouve tout con
devant sa feuille vierge. Les mots dansent sous ses yeux et la moindre phrase est pour lui du
chinois. Il abandonne sa quête à travers les dossiers mals rangés de son cerveau et regarde par la fenêtre, les yeux dans le vague. La scène de la veille lui revient à l'esprit et se voyant embrasser Bill il rougit violamment. Il regarde autour de lui pour vérifier que personne n'a remarquer ce petit écart mais chacun est concentré sur sa copie et la noircit de texte sensé leur donner une bonne note. Pour Tom, ça n'a aucune importance.
Il se replonge dans ses pensée et en regardant la cour vide, il aperçoit un couple assit
tranquillement sur un banc. Ils sont vraiment trop mignons comme ça tous les 2, se tenant par la taille, comme s'ils craignaient que l'autre ne s'en aye. Tandis que le blond les osberve, un sourire débile au lèvres, il a un flash. Bill et Lee! Il avait complétement oublié ce détail. Quand il les avait surpris l'un dans les bras de l'autre. Comment avait-il put croire un instant à son bonheur de la veille. Tout est éphémère, il l'avait oublié et vient brusquement de revenir sur terre. Tom secoue la tête pour chasser toutes ces pensées et se recompose un visage impassible avant de tourner la tête en direction de l'androgyne. Celui-ci a mis un slim comme à son habitude, une petite chemise blanche très sexy et porte des santiags. Il machonne son crayon tout en regardant sa feuille sans la voir. Comme s'il avait senti le regard du dreadé posé sur lui, il lève la tête en sa direction et lui sourit. Il est vraiment trop mignon. Mais Tom sa détourne sans quitter son air dur.
S'il avait pris la peine de le regarder à nouveau, il aurait vu l'air perdu de Bill qui le fixait de
ses grands yeux innocents et pleins d'espoir. Mais il résista et passer le reste de l'heure, tendu
sur sa chaise, près à s'en aller dès la fin du cours.
" A quoi bon s'expliquer avec Bill? Et pour dire quoi?? " soupire-t-il.
"Pourtant j'y est cru... vraiment tro cru. J'ai cru en lui jusqu'au bout mais notre amitié
s'arrêtera là où l'amour commencera...Je ne sais même pas pourquoi on a fait ça, j'étais comme
dans un rêve et il a fallu que je me réveille. Il m'a embrassé.... ou alors je l'ai embrassé..
Tout ça n'a aucune importance."
Des sanglots muets lui montent à la gorge mais il les ravale courageusement. A cet instant, son coeur bat plus fort, près à exploser dans sa poitrine; il est gonflé de tristesse mais le blond
se refuse à admettre cette vérité qui fait si mal. Son estomac est tout retourné et il sait qu'il
ne pourrait rien avaler même s'il le voulait. Pas une miette de nourriture ne franchira sa bouche
aujourd'hui. Il ressent trop de choses en même temps et ne sait plus où donner de la tête. Sur sa cuisse gauche, il a des frissons: il baisse les yeux pour analyser se sentiment et aperçoit une petite lueur verte qui clignote à cet endroit. Un instant paniqué, il fouille dans sa poche pour se rendre compte que c'est son portable qui vibre. Il reprend instantanément un rhytme cardiaque proche de la normal et regarde discrétement l'écran de l'appareil. " 1 nouveau message de: Bill".
C'est vrai, la veille les 2 garçons s'étaient échangés leur numéro respectifs avant de se quitter.
Le dreadé hésite un instant, le doigt en suspent dans l'air mais, comme souvent, la curiosité
l'emporte et il appuie sur la touche fluorescente. Le message s'affiche.
"Hey twa! on pe révisé ensemble apré lé cour? si ta ri1 1 prévu.. rép stp."
Le visage de Tom s'éclaire mais se renfrogne presque aussitôt. Il vérifie que le prof a toujours
la tête fourrée dans la correction d'un tas de copie presque aussi haut que lui et, satisfait, il
retourne à son portable. Puis se met à taper une réponse qu'il veut un minimum sadique et froid.
Il ne veut pas non plus être trop méchant mais bon, il sait que s'il se retrouve seul avec Bill,
ils ne feront pas que réviser.
" Dsl pa envi en + sui déja pri. Ta ka alé voir Lily..."
Il n'a pas pu s'empêcher de parler de la meilleure amie de l'androgyne, dans l'espoir que celui-ci comprenne bien qu'il en doute fort.
Le reste du cours, il s'enferme dans le silence, ignorant les chuchotements de ceux qui n'ont rien d'autre à faire que d'échanger leurs points de vue sur le devoir achevé.
Mais, de son côté, Bill lui a les yeux fermés, le visage crispé. Sans beaucoup d'espoir, il essaye
vainement de comprendre le sens caché de la réponse du blond. Tout son corps est tendu et attend un signaux quel qu'il soit de la part de sa moitié. La télépathie a déja fonctionné et contrairement au dreadé, Bill y croit de toute son âme. Il lui envoie une phrase en pensée qui se réduit en un point d'interrogation gros comme ça.
Tom peut résister, il le sait. Son moyen de protection à lui s'est l'ignorance. Quand il se sent
attaqué, plus personne n'exsite autour de lui; il est sourd, muet et aveugle aux insultes.
Il peut résister jusqu'à l'autodestruction car c'est un combattant. Aujourd'hui, c'est un combat
sans fin qui se livre contre son corps, son esprit. Il essaye déséspérément d'ignorer les mots qui dansent dans sa tête et finiront par le rendre fou. Tous ses mots; seuls ils n'ont aucun sens, mais ensemble, ils forment une question des plus claires et directes. Non il ne veut pas l'admettre; il ne veut pas entendre cette question. En déséspoir de cause, il se bouche les oreilles et serre les dents de toutes ses forces. Mais la voix est là, en lui et répète encore et toujours la même chose, comme un lavage de cerveau. Il ne résistera pas longtemps si cette voix ne se tait pas.
Des larmes lui piquent les yeux, sa tête lui tourne et les images se brouillent dans son univers.
Mais, d'un coup, la voix s'en va comme elle était venue: Bill a vu, il a compris, il a eu peur aussi.
"C'est moi qui ai fait ça?? Non.. je posait juste une question. IL était tout recroquevillé, on
aurait dit un enfant qui a peur et qui n'a personne pour le protéger. Comment est-ce-que... C'est possible?" regrette l'androgyne. Son but n'était pas de lui faire du mal, il ne voulait pas.
Ce qui est fait, est fait...
Et le brun n'a pas le temps de s'apitoyer sur les conséquences de son acte que la sonnerie tant attendue pour certains, tant redoutée pour d'autre, se fait entendre.
Tout le monde sort en coup de vent sauf Tom qui a du mal à se reconnecter à la réalité, et Bill qui réfléchi, les yeux plissés, comme pour sonder le tableau blanc qu'il fixe depuis bientôt 5 bonnes minutes maintenant. Le prof les jette finalement dehors et la journée se poursuit comme elle avait commencée:
pleine de doute, de peur, de questions sans réponses et d'ennui...
A la dernière sonnerie, Bill saute de sa chaise, attrappe son sac au vol et sort précipitemment de la classe. Tom a quitté ses pensées et c'est maintenant Lee qui occupe toute la place. Bien sûr qu'il est inquiet pour elle. D'ailleurs, elle doit bien s'ennuyer, seule chez elle; une visite
s'impose.
Le brun prend donc le chemin de son amie en sautillant et arrivé à la grande batisse moderne peinte de rose pâle, il appuie 1 fois, 2 fois,3... sur la sonnette.
Il n'a jamais été bien patient et encore moins aujourd'hui. Mais heureusement, la mère de Lee ne tarde pas à ouvrir le battant de la porte rouge cerise. Elle a les yeux gonflés et rouges, à cause du manque de sommeil sans doute.
Bill la salue poliment, prend de ses nouvelles, etc... Mais ses prunelles soulignés de noirs
s'agrandissent quand la femme lui apprend la nouvelle: Lily n'est pas ici, et elle est malade...
très malade !!!
[ Si la vérité blesse, le mensonge tue...
La maladie, la vieillesse, le manque d'amour... On souffre tous de quelque chose. Seulement, chez certains, c'est plus visible que chez d'autres.
On se cache, on se colle un sourire sur les lèvres et on essaye d'avancer dans la vie, en sachant bien que c'est un combat perdu d'avance. Ou alors, on abandonne, on se rend à l'évidence, on arrêtede se battre et on attend la fin.
Mais on peut tous mourir à chaque instant, même en traversant la rue on peut se faire renverser par une voiture; alors pourquoi ne pas vivre au jour le jour et oublier les petits désagréments qui font ce que nous sommes? ]
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[ EDIT: Hello les choux!! voila p'tit chapitre simpa le prochain arrive et jsui fière de ske j'ai fait jpense kil va vou plaire on véra sa!!! ]