Hum...

___________________________________________________

Juste Pasque aujourdui sa va pas bien...
San
s état d'âme je suis chiante
Mai
s je t'en pris tends moi la main...
Y
a trop de questions dans ma tête,
tro
p de pensées qui se bousculent...
Je s
ais pas ce que je veux être
je s
ais juste c'est pas ça
pers
onne ne peux m'aider apart toi...
C'es
t pas une histoire amoureuse
Ni
une histoire mélancolique
Mais to
ut ça me fait mal
Just
e la réalité qui me tient
T
u a changé, Normal
On
est différent
T
oi un peu plus grand.
Javoue...
J
'ai besoin de toi...
De ton amitié, d'être dans tes bras..
Peutétre aussi, que lécriture
n'e
st pas pour moi
Alors pourquoi ne pas la laissé à ceux qui allume
une
étincelle au bout de leur plume
et qui arrive à faire de leur fiction
u
ne drogue pour ceux qui la liront?
Peu
tétr que je devrais arrêter de me torturer
Ou bien arrêter d'éspérer
P
eutétre bien que je devrais arrêter de penser
Ou
bien arrêter ce blog...

To
ut simplement...

Je n
'en sais rien...
Car
je ne sais plus rien,
Ni qui je suis, ni ou je vais
Ni
si un jour... Je les rencontrerai
Eux
! Ceux qui mettent un peu d'espoir dans ma vie
Eux
qui ont réussi,
Leur
rêve à eux ils le vivent,
Jour après jour, concert après concert,
Aup
rès de nous, leurs fans... Grace a nous...
M
ais moi mon rêve, continue de me faire vivre,
Jo
ur après jour...
ce Rê
ve de pouvoir un jour les voir,
ente
ndre leur musique
alor
s que je serai dans la salle...

Je do
ute que beaucoup de gens lisent ceci... Il n'y en a pa beaucoup qui lise ma yaoi..
Alor
s pourquoi liraient-il un article sur moi?

éCri
re soulage les coeurs...
Sa
défoule... c'est juste... ma Drogue a moi...
Car
comme une illusion,
J
e met des mots sur le papier,
De
s sentiments, des émotions
Comme une droguée
qui
s'injecterait sa dose... pour enfin planer.

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# Posté le lundi 30 avril 2007 08:20

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:19

Suite




Chapitre 5: Un secret si lourd...



8h30: Un bus démarre laissant le jeune homme brun qui courait derrière perplèxe et essouflé.
L'engin tourne à gauche et se perd de vue tandis que le garçon piquait un sprint dans l'espoir
fou de le rattrapper.
Enfin, à bout de souffle, il se laisse tomber sur le banc de l'arrèt de bus, et se tient le ventre,
le souffle coupé.
C'est la première fois que Bill rate le car. Sûrement parce que aujourd'hui c'est la première fois
qu'il hésite au moment de choisir ses vêtements. Et Pourquoi? A cause du beau visage
d'un certain dreadé qui s'est gravé, contre sa volonté, dans son esprit. Depuis qu'ils ont dormi
ensemble, il ne réussit pas à chasser cette image.
Perdu dans ses pensées, il sursaute lorsqu'une voiture rouge claxonne à, à peine 2 mètre de lui.
Il se retourne d'un coup, méfiant, mais il se détend dès qu'il reconnaît le passager, assit à l'avant.

"Tom!" s'écrit l'androgyne, ravit, malgré lui.

"Hey Bill! Alors, on a laissé filer le bus pour pouvoir sêcher les cours?!" lance le concerné,
une étincelle dans les yeux et son fameux petit sourire en coin.

" Ah ah ah... très drôle! " rétorque le brun.

"Allez monte, c'est mon jour de générosité!"

Bill ne se fait pas prier et monte à l'arrière de la Ford [ Wé j'avais envie que ce soit une Ford
dc wala^^] qui démarre presque aussitôt après.
Le lycée n'est qu'à 5mn de là, mais à pied sa fait déja beaucoup plus long. Et au fond, le brun
et bien content d'être là.
Le trajet est plutôt silencieux mais Tom met l'annimation avec La chanson de son rappeur préféré,
Sammy Deluxe qui gueule dans le lecteur CD. Le dreadé chantonne le refrain et l'androgyne, à son
grand étonnement, remarque qu'il a plutôt une jolie voix. Les paroles sont en allemand, ce qui est
rare mais le brun n'y fait pas attention.
Une fois la voiture arrêtée sur le parking du lycée, alors qu'il descend,stressé de ne voir personne
dans la cour, Tom prend son temps et parle tranquillement à son père. Puis, 5 bonnes minutes après,
il consent enfin à sortir de l'habitacle.

" Merci beaucoupt ofét.. " fait Bill pour briser le silence alors qu'ils se dirigent vers le batiment.

" Merci de quoi? De t'avoir soigné ou de t'avoir déposé au lycée? " lache Tom, l'air de rien.
Il paraît détendu mais, sans savoir pourquoi, le brun devine qu'il s'est raîdit à ces mots.

" Les deux je crois... " hésite-t-il.

Le dreadé hoche la tête sans dire un mot, ce n'est pa suffisant et Bill le sait.
Il se lance:

"Tu m'as pas seulement soigné, tu m'as sauvé la vie et moi... Je part sans rien dire...
Ma vie est trop compliqué pour qu'on l'explique mais je suis touché: touché que tu aye pris
soin de moi comme ça..."
Un sanglot s'étrangle dans sa gorge mais il se force à continuer:

" personne n'avait jamais fait ça pour moi... Et... je sais pas comment je pourrait te
le dire autrement alors... Merci.. "

Et voila, la vérité est sortit d'un coup, sans qu'il puisse se taire.
Cette vérité, si pure, si franche, est partit d'elle même, légère, comme une révélation.
Tom, devant cette déclaration, reste interloqué: il sait que le brun ne ment pas et sent
qu'on lui enlève un poid énorme, sans savoir pourquoi, il est soulagé.
Et en même temps, heureux de cette confiance qu'il lui accorde, même involontaire.
Pris d'une pulsion soudaine, le dreadé prend la main de l'androgyne dans la sienne,
la serre très fort et hoche la tête: il a compris.
Ce n'est pas peut-étre pas grand chose, mais pour lui c'est beaucoup.
Un instant aura suffit pour qu'un lien se crée et les unisse, peut importe quelles
épreuves ils ont du surmonté, quelle vie ils ont eu, à cet instant, tout les rapproche,
même leurs différences.
Alors ils se regardent, une étincelle dans le regard et d'un même geste, posent leur main
sur la poigné de la porte, avec un sourire, prêt à affronter la prof de maths,
l'engueulade inévitable, cette journée, cette vie...

___________________________________________________________________


Après avoir récolté une heure de colle, les cours s'enchainent pour les 2 garçons.
Mais presque dans chaque matière, le brun est à côté de Lee.
Tom, lui, n'a pas d'autre solution que de se mettre à côté de Georg [ Bon je sais,
en vrai ils ont pas le même age mais la oui!^^ j'avais envie! ].
C'est un gars qu'il a rencontré dès le 1er jour et ils se sont bien entendu.
Ils ont certains points communs qui les mettent d'accord comme par exemple:
les films XXX et la musique.
La cloche sonne midi et alors que tout le monde se précipite au self, Bill et Lee
prennent leur temps: de tout manière ils auront quand même de quoi manger alors pourquoi
courir?
Le brun est pensif: il n'a pas échangé un mot avec Tom depuis ce matin. Il est toujours
avec Georg. A cette pensée, il ne peut s'empécher de ressentir un pincement de jalousie:
ça ne lui plait pas du tout même si le gars est sympa. C'est d'ailleurs un des seuls qui
ne lui cherche pasd'ennuis.
Il pousse un grand soupire mais Lee ne l'entend pas. Elle n'entend plus que des bourdonnements
et tout bascule autour d'elle. La classe, comme un décors, bouge et tourbillonne.
Elle se sent tomber mais fait un effort surhumain pour rester consciente.
La jeune fille s'appuie sur un bureau et se concentre uniquement sur une chose:
chercher son équilibre. Mais ses jambes tremblent et elle sait pourquoi...
Lee ferme les yeux un instant puis les rouvre pour voir son meilleur ami regarder
d'un oeil mécontent, le dreadé partir avec un ami.
L'androgyne n'a pas vu qu'elle n'allait pas bien et c'est tant mieux.
' Je ne veux pas l'inquiéter avec ça. Il a déja assez de problèmes comme ça et le saura
bien assez tôt, de tout manière...' pense-t-elle alors qu'un gout amer se propage dans sa gorge.
Courageusement, Lee se redresse et suit le brun qui se dirigeait déja vers la sortie en marmonnant tout seul.


Mais un jour ou l'autre, tout se sait. Comment garder plus longtemps ce secret qui la ronge...
Comment survivre pour avoir la force de combattre le monde qui nous entoure alors qu'on vit
dans l'angoisse, sans savoir si un jour... on guérira enfin ?


Mais à peine sortit, Bill aperçut Steeve qui machonnait une cigarette éteinte et qui semblait l'attendre.
Il releva la tête, et passat devant lui, fier et serein.
L'autre ricana.
" alors on fait la fière? l'autre jour bizarrement t'étais un peu moins sûr de toi!! " cracha-t-il.
Comme un serpent aurait fait pour son venein, Steeve crachait des insultes, menaces.. ( et j'en passe ^^)
Pourtant, l'androgyne, comme toujours, avait retenu la leçon et savait bien ce qui l'attendait la prochaine
fois s'il s'emportait. Mais était-il condamné à vivre en laissant les autres le maitriser? Etait-ce
cela son destin? Les doutes l'assaillaient, mais il se força à garder la tête haute, se retourna pour
croiser le regard de son ennemi et le fixa. L'autre, pas assez fin pour comprendre ce qui se passait, soutint
son regard un instant puis baissa les yeux pour refaire un laçet défait.
Bill n'avait peut-étre pas gagner la guerre qu'il menait depuis si longtemps, mais aujourd'hui, de sa façon
à lui, et sans décrocher un mot, il avait gagner une bataille. Une bataille silencieuse, sans bruits et
sans éclats... Comme le brun. Mais c'était un jour spécial et en ce jour, il avait trouvé un moyen
de gagner ses propres combats, dont c'était lui qui imposait les règles du jeu.
Il fit paraitre un mince sourire sur son beau visage qui disparut comme il était venu, la seconde d'après,
attendit que Lee arrive, et continua sa route.
Tout à sa satisfaction, il ne remarqua pas le souffle saccadé de son amie, qui faisaient de gros efforts
pour ne pas s'effondrer à terre. Elle pensait qu'elle ne tiendrait pas longtemps et prétextant une envie
pressante, fila aux toilettes, laissant Bill avec ses réfléxions.
A peine était-elle arrivée aux lavabos qu'elle cracha du sang. Elle échappa un sanglot orphelin,
consciente de ce qui se passait et rinca tout pour ne laisser aucune trace, aucun indice qui pourrait
laisser croire qu'elle était malade. Peu après, elle était calmé et sortit tranquillement avec un
visage impassible comme à son habitude. L'androgyne qui ne pensait pas à grand chose aujourd'hui,
ne remarqua rien, lui qui d'habitude, voyait tout.
Elle le regarda en coin sans qu'il s'en aperçoive et soupira intérieurement, lui adressant mentalement
un message d'excuse qu'il n'entendrait surement jamais. Mais, à sa grande surprise, il se figea et
le regarda, profondément troublée.
"Pourquoi?" fit-il la voix rauque.
Non! c'était impossible qu'il l'aye entendue! Elle se refusait à croire à un lien, quel qu'il soit
avec ce qu'elle avait pensée et se décida à jouer l'innocence.

"Pourquoi quoi? Qu'est-ce-que tu raconte?" dit-elle, faussement sereine, en guise de réponse.

Bill fronça les sourcils, rélféchit un instant puis secoua la tête.
Il savait au fond de lui qu'elle lui mentait. Elle avait pensé ça et il l'avait entendu.
Ce n'était pas la première fois, déja avec Tom ce phénomène s'était produit.
' Je deviens fou ' pensa-t-il.
Mais pourquoi s'excusait-elle... Et de quoi s'excusait-elle surtout? Mais en voyant
son air renfrogné, il comprit qu'elle n'en dirait pas d'avantage.
Le reste de la journée se passe sans incidents et la fin des cours arriva.
Lee et Bill se séparèrent à la grille, prenant tous les 2 un chemin opposé.
La jeune fille s'arrêta pour traverser la rue, et à peine était-elle arrivée de l'autre côté
qu'elle sentit le sol s'effondrer sous ses pieds! Tout bougeait de partout comme un tremblement
de terre. Horrifiée, elle bascula et sa tête heurta le bitume avec un choc mât.


# Posté le vendredi 04 mai 2007 13:24

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:20

Chapitre 6

Chapitre 6
Chapitre 6: Flashs back




Lee!!!!!
Un cri d'effroi, une voiture qui s'arrête avec un crissement de pneus et une mère de famille qui se précipite
vers la silhouette immobile sur le trottoir.
Des badauds s'étaient déja avancés et, heureux de pouvoir se rendre utiles, ils aident la femme à porter
sa fille jusqu'à la voiture.
Un remerciement rapide et elle démarre rapidement, tout son esprit occupé par Lee qui est allongée,
inconsciente sur la banquette arrière, elle essaye de se concentrer sur la route qui défile.
Après avoir évité de justesse une collision avec un camion de marchandises, elle se gare dans l'allée
de sa grande maison et porte sa fille jusqu'au salon pour l'allonger dans le canapé.
Elle n'a pas appelé le médecin, ni prévenu les urgences... juste parce qu'ELLES savent ce qu'ils
vont leur dire. Oui elles ont appris à vivre avec et a regarder la vérité en face. Depuis ces
2 dernières semaines, elles ont dû être courageuses et optimistes même si elles n'ignorent pas
que le pire comme le meilleur peut arriver pendant les prochains mois.
Cette maladie si spéciale qu'on est jamais sûr de pouvoir guérir.
Et ces mots, ces quelques mots prononcés pas le médecin de l'hopital:
Ecoutez, nous avons reçu le résultats des tests, je crois que nous allons devoir en parler
calmement sans s'affoler. Il est clair que Lily...
Les larmes montent aux yeux de la femme qui chasse immédiatement ces pensées négatives de sa tête.
Elle doit être forte pour sa fille!

"Maman...?..."
Cette phrase sort comme un murmure du corps recroquevillé sur les coussins.

" Lee? Lily?... Oui je suis là... ça va aller, ça va aller..." répète sa mère, pour les en persuader.

Elle se lève, va à la cuisine et revient avec un verre d'eau et des cachets.
Lee s'est maintenant assise, toute pâle et prend les médicaments sans un mot.
Elle avale le tout avec une grimace et une image lui traverse l'esprit: Bill.
Il faudra bien lui avouer un jour... Et ce jour là, elle doutait qu'il le prenne sereinement
comme elle s'efforcait de le faire.
Pour l'instant elle arrivait à lui cacher malgré ses vertiges et son teint aussi pâle qu'une
poupée de porcelaine qu'elle affichait depuis quelques jours.
Pour qu'il ne s'en soit pas aperçu, il devait y avoir quelque chose d'important qui tourbillonnait
dans sa tête. Même ses prof s'étaient inquiétés pour elle et elle s'était résolu à leur apprendre
la nouvelle. Elle avait du potenciel et elle le savait. Ce n'est pas une fichue maladie qui lui
gacherait ses chances de réussite.

____________________________________________________________________________________________________________


" Pffiou... rien a faire... qu'est ce que je m'emmerde..."
Assis sur son lit, Tom se ressasse cette idée depuis près d'une heure sans bouger.
Il pense à pleins de choses et à rien en particulier.
Sans réfléchir, il prend sa guitare mais ses doigts glissent sur les cordes laissant parfois
échapper des fausses notes. Décidément, aujourd'hui rien ne marche!!
Rageux, il la range quand même avec soin, c'est d'ailleur la seule chose qui lui tient à coeur.
Le dreadé aperçoit ses chaussures qui trainent. Il les met, prend sa veste et sort en fermant à clé
derrière lui.
Il est 6h du soir. Tout le monde rentre chez soit. Demain il faudra retourner en cours,encore et encore.
Quelle routine!
Tom erre dans les rues, laissant son esprit vagabonder et ses pensées s'envoler dans le ciel couvert.
Perdu dans un délire solitaire qui consiste à poser ses pieds bien à plats sur les pavées d'une place,
il ne voit pas le jeune brun qui le regarde faire, amusé.
Quand enfin le dreadé lève la tête, c'est pour voir l'androgyne s'avancer vers lui, un sourire sur les lèvres.
Soudain, le blond est mal à l'aise. Il s'est fait surprendre ce qui n'est pas dans ses habitudes.
" Salut! qu'est ce que tu fais par là? " lance Bill.


" Ben... rien de spécial, je marche un peu." fait Tom.

Il se racle la gorge pour reprendre un peu de confiance.
"Hum.. Et toi? T'habite par ici? "

C'est au tour du brun d'être mal à l'aise.
" Euh.. pas loin... enfin pas près non plus..." il s'arrête avant de s'emméler encore plus les pinceaux.
"Ahh..ok" est la réponse du dreadé qui, ne sachant plus quoi dire, laisse le silence s'installer.

Finalement, Bill se retourne et sans un mots, il se mettent à marcher côte côte.
Il n'ont pas besoins de mots, ils savent tous les 2 que c'est inutile.
Ils ne se connaissent presque pas, mais ils ont l'impression d'être des amis d'enfance.
Au bout d'un temps, ils arrivent devant une boulangerie.

"Attends moi là, je vais acheter un truc à manger! " Lance le dreadé, pris d'une inspiration.

Il entre dans le magasin.
Bill en profite pour regarder sa montre et là, il s'affole.
"QUOOOI?? 19h déja??? Merde!!!" Pense-t-il.
A cette heure là, il devrait déja être au bar pour aider Paul et La Jeanne.
Son cerveau ne fonctionnant plus vraiment, car il était encore dans sa bulle avec Tom,
Il partit sans réfléchir en courant.
Quand le dreadé ressortit, des croissants à la main, il fut complétement perdu.
Bill était encore partit en le laissant en plan.
Désapointé, ne sachant comment interpréter le geste de l'androgyne, il mordit dans un des
croissant et repartit en direction de sa maison, décu sans vouloir se l'avouer.
Je croyais vraiment qu'on passait un bon moment tous les 2 mais apparament... J'étais le seul
à le penser... Il ne veut pas de mon amitié alors pourquoi je me fatigue..." fut la conclusion
des pensées du blond.
Rentré chez lui, le repas avec son père fut silencieux mis apart les infos à la télé qui criaient
la misère dans le monde, la guerre et la faim... Comme tous les soirs.
Il fila se coucher directement après, sans décrocher un mot et David, comme à son habitude, ne posaaucune question indiscrète, sachant qu'il n'obtiendrait, au meilleur des cas, qu'un grognement imcompréhensible.
Tom, caché dans ses couvertures, tourna et retourna l'épisode de la balade en compagnie de Bill dans sa tête, son coeur qui battait si fort, sa peur de dire ou de faire quelque chose de travers, ses pensées désordonnées et un sentiment inconnu qu'il n'arrivait pas à nommer...
Et, des larmes silencieuses coulant sur l'oreiller, il s'endormit d'un sommeil agité.



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Le mardi, lorsqu'il arrive en cours, en retard comme toujours, Tom va s'asseoir à une place libre sans regarder personne, lui qui d'habitude jaugeait tout le monde sans peur.
Normalement, dans ce cour, il s'asseyait près de Bill. Ils s'étaient mis d'accord sur ce point presque normalement, sans en parler. Ils le savaient juste tous les 2 et s'était comme sa.
Mais ce matin là, la tête pleine de bonnes résolutions, le dreadé avait pris soin de choisir une place libre tout au fond de la classe, où il était sûr de ne pas croiser le regard interrogateur de Bill.
Quand celui-ci, le regarde inévitablement, le blond évite de se perdre dans ses prunelles marrons.
Mais le brun se faisait insistant et Tom sent son courage flanché et il se compose un visage dur,insondable. Il avale sa salive et, prenant une grande inspiration il décide de relever le défit que lui impose Bill. Il se tourne et darde vers lui un regard chargé d'étincelles. l'androgyne soutient son regard, cherchant à y déceler un quelconque message derrière cette haine qui le transperce mais il n'en trouve pas.
Ses yeux à lui sont pleins d'excuses, une fois de plus. Mais cette fois, le blond ne le laisse pas impressionner et renvoient ses prunelles de cockers dans son camps, refusant son pardon.
Le brun n'y comprend plus rien. Tom lui en veut à ce point? Ne comprend-t-il pas qu'il n'avait pas le choix?
La sonnerie retentit et le dreadé range vite ses affaires pour sortir d'ici au plus vite. Mais Bill le prend de vitesse et se plante en face de lui, l'empéchant de partir.
Le blond n'a pas d'autre choix que de le regarder.
"Quoi?" soupire-t-il.

"Pourquoi tu fais ça..?" tente timidement Bill.

"Ne me parle pas, ça fait 2 fois que tu pars et que tu me laisse en plan alors c'est bon joue pas à ça avec moi!!!" s'énerve Tom.

"Mais attends.."

"Non c'est bon tu me lache c'est tout!!!" crache le dreadé avant de s'en aller à grands pas.

Lee qui a assisté à la scène comprend alors ce qui préoccupe autant son ami. Mais pourquoi tient-il
autant au nouveau? Il ne lui en a jamais parlé. Et ce n'est pas la première fois qu'on lui parle comme ça mais, venant de Tom, aujourd'hui Bill n'a pas la force de faire semblant que tout va bien.
Le voyant afficher une mine dépitée, elle lui presse l'épaule et vient se nicher dans ses bras pour qu'il n'oublie pas qu'elle est là pour lui. Le regard vague, Bill se laisse faire et la serre très fort, retenant ses larmes.


Ce qu'ils ne voyent pas, c'est que quelqu'un les observe du bout du couloir. Une silhouette avec un baggy, une casquette et des dreads qui à ce moment là, ne rigole pas du tout.
" Ils sortent ensemble? " fut la seule pensée qui effleura le blond.
Et il tourna les talons pour se réfugier dans les toilettes, tourmenté par cette nouvelle.




[
Pourquoi se fier aux apparences? Ce n'est pas toujours ce qu'on croit...
Et si on refuse de se donner tout entier à ceux qu'on aime, on risque de les perdre... Car si la vérité
blesse, le mensonge tue...
Et un mensonge peut changer une vie... Pour toujours. ]




Sa fiction est magnifique, elle m'a beaucoup aidé. Depuis, je l'a connais, je l'apprécie.
Aujourd'hui elle a finie cette histoire, mais c'est vraiment à lire. XX

# Posté le mardi 08 mai 2007 09:27

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:35

Chapitre 7

Chapitre 7

[ EDIT:Bon ba wala encore un chapitre que j'ai écrit hier j'étais bien inspiré j'éspère que sa va
vous plaire!! J'ai déja une idée pour la suite mais elle n'arrivera pas tout de suite... enfin on verra quand j'aurai le temps!!! Un grand merci a tous ceux qui mettent des coms!!
Dites moi ce que vous en pensez!! C'est grace a vous que ma yaoi survit !! ]

Coquillette.





Chapitre 7: Ce regard, toute une histoire...

"Ils sortent ensemble?" fut la seule pensée qui effleura le blond.
Et il tourna les talons pour se réfugier dans les toilettes, tourmenté par cette nouvelle.
La porte claqua derrière lui mais c'est à peine s'il s'en aperçut. Sa seule et unique préoccupation du moment était un certain androgyne à la démarche sensuelle.
Le dreadé relève la tête: il est tout pâle et de grosses cernes ornent ses yeux d'un marron profonds.
En regardant bien, on pourrait voir le coin de sa bouche trembler de fureur et de déséspoir.
Dans sa course, il a enlevé sa casquette, chose éxeptionnelle, et ses dreads sont maintenant étalées en bataille sur ses épaules. Il appuie son front contre le miroir et se regarde dans les yeux jusqu'à en loucher. Enfin il ferme les yeux et tente de comprendre.
Comprendre cette sensation bizarre qui lui fait tout drôle au bas du ventre et en est presque insupportable.
Bill sortait avec Lee et alors?
'Voila pourquoi il est toujours fourré avec elle!!' conclut-il.
Il ne cherche pas plus loin, son cerveau est déja en veille et son estomac lui rappelle qu'il est l'heure de manger, mais il ne l'entend pas, lui qui pense toujours à la nourriture.
"Pourquoi tu fais ça...?' murmure-t-il en direction du brun, comme s'il pouvait l'entendre.
Exactement les même mots que celui-ci avait prononcé il y a quelques minutes à peine.
Alors qu'il allait se laisser aller aux larmes, la porte s'ouvrit avec fracas et un Bill paniqué apparut dans l'encadrement. Il était tout essouflé et toujours aussi sexy, une petite goutte de sueur roulant dans son cou.
Le brun regarde tout autour de lui et aperçut Tom qui le fixe, éberlué, la bouche grande ouverte et de l'eau dans les yeux.
L'androgyne s'arrête alors net, et, soudain embarrassé, il cache sa gêne en sa passant une main dans ses cheveux noirs.
"Euh... " commence-t-il.
Mais il croise les yeux réprobateurs du blond qui le prévient du regard: il s'engage sur un terrain miné.
Il recule alors à contrecoeur et dans un soupire, se détourne pour laisser la pote se refermer derrière lui.
Le temps paraît suspendu; Tom a l'impression de rêver. Son corps est là mais son esprit est ailleurs: bien loin d'ici...
Il a enfin la confirmation de ce qu'il pense; Bill capte les pensées qu'il lui envoie, comme
des messages silencieux, des appels aux secours, ou tout simplement de questions.
Les grandes réflexions philosofiques ne sont pas la spécialité du dreadé qui se force cependant à faire tourner à plein régime, le tas de neurones qui lui sert de cerveau [ ^^ ].
il tente de comprendre l'imcompréhensible, de sonder l'insondable Bill...
Lui qui n'est pas habitué à tant de rélféxion, se chope vite un bon mal de tête. Il se met à frissonner.
Sans s'en apercevoir, depuis qu'il connaît le brun, Tom a profondément changé. En son for intérieur, un vide s'était creusé au fil des années sans qu'il sût pourquoi. Et aujourd'hui, la seule personne qui avait réussie à le remplir ne voulait pas lui accorder sa confiance.
Bill le faisait souffrir et le poussait toujours plus loin dans ses sentiments. Testant les résistances de celui qui voulait à tout prix son amitiée,il avait révélé le côté fragile que le blond avait enfouit
si loin en lui. Il jouait aux archéologues, cherchant de indices, petits bouts d'histoire pour reconstituer le film de sa vie. Il avait besoin de savoir s'il pouvait lui accorder cette confiance qu'il réclamait toujours plus fort chaque jour. Mais à force de jouer, l'androgyne s'était brûlé.
Et une grande question perturbait Tom et le faisait se réveiller en sursaut la nuit.
Comment Bill pouvait-il découvrir tant de choses en un regard? Deux prunelles noisettes profondes comme la mer avec un reflet doré, intensément claires. Tellement sensibles, fragiles, et en même temps tenaces. Ces prunelles pâles, si sincères... Indescriptibles.
Elles transpercent le blond à chaque regard échangé et vont fouiller dans ses dossiers poussiéreux que le temps a oublié et qui font parties de son histoire.
Tom a un père, une vie paisible, un appartement. Son destin est sous ses yeux, déja tracé.
Bill lui, cherchait encore et encore: une famille, un foyer bien à lui... Sa vie, il l'écrit au jour
le jour, à chaque choix, chaque décision prise était un pas vers son avenir sombre et improbable.

Revenant brusquement sur terre ( grâce a cette put*** de sonnerie de cours), Tom se passe une giclée d'eau sur le visage, essuie quelques gouttes qui coulent d'un revers de main, puis sort des toilettes, l'air décontracté de celui que rien ne touche, comme toujours. Mais il ne peut pas revenir en cours.
Non il ne peut pas faire ça et croiser inévitablement le regard de Bill. En temps normal il aurait pu mais aujourd'hui il ne le supporterait pas. Lui qui d'habitude était si fort et fier, sentait qu'un
rien l'aurait fait craqué.
Son cerveau n'était plus irrigué correctement, son piercing à la lèvre commençait à sinfecter et
il étouffait. Il avait l'air d'un revenant il le savait et c'est sans réfléchir, l'air ébété,
qu'il passa la grille métallique du lycée pour disparaître au coin de la rue. Une silhouette à la fenêtre, vit toute la scène et ne pipa mot. Cette silhouette, Bill bien sûr, se posait tout plein de questions mais lorsque la prof demanda ou était 'le nouveau', comme on disait encore, il répondit tout naturellement que celui-ci, ne se sentant pas bien, était rentré chez lui.
Le brun passa le reste de la journée à s'inquiéter pour Tom, imaginant des sénarios plus imaginaires les uns que les autres, mettant au point toute sorte d'hypothèses foireuses. Mais il était bien loin de la réalité. La main de Lee vint se poser sur la sienne; il releva les yeux doucement et croisa son regard bienveillant.
Il savait ce qu'elle pensait: elle lui disait de ne pas sinquiéter, que Tom était assez grand pour se débrouiller et que demain il reviendrait, plus décontracté que jamais.
Mais une voix en lui, lui soufflait que le blond n'était pas tranquillement chez lui à déguster un pot de Haägen-Daz [ de la glace koi^^] devant un dessin animé en réfléchissant à tout ça.
Après tout, pourquoi se posait-il tant de questions à son sujet? Tom ne lui avait-il clairement pas dit qu'il devait le laisser tranquille?
Il haussa alors les épaules et pour la première fois depuis l'arrivée du dreadé, put enfin écouter le cours sans égarer son esprit.

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Mais non loin de là, un jeune garçon traine dans la rue, seul. Il paraît pensif même si son visage est fermé et calme, dans sa tête c'est la guerre. Ses sentiments le tiraillent de partout et son mal de tête persiste.
Pour se calmer, il sort alors un joint de sa poche. Les bonnes vieilles habitudes reprennent le dessus et il se l'allume avec un briquet fraichement sortit de cette même poche, comme au temps où il se sentait si seul et imcompris. Le temps qui avait précédé son départ, ce déménagement soudain. Cette décision de partir d'un père de famille angoissé pour son fils qu'il voit dériver lentement de la cigarette, l'alcool...
Une bouffée d'air frais et nouveau s'imposait et jusque là, tout semblait aller pour le mieux.
Mais l'arrivée de Bill dans sa vie avait été l'ouragan qui détruit ses illusions et ses bonnes résolutions sur son passages.
Et aujourd'hui, tout va mal alors il se détruit dans la fumée, éspérant qu'elle emporte son chagrin.
Il tire une taffe et sent son esprit se libérer; il vole dans l'irréel, voyant tout en rose [ expression bien sûr XD ] et laissant ses jambes le mener où bon leur semble.
Il arrive alors dans un parc où des enfants insouciants, jouent ensemble au toboggan, ou balançoires, suivant leurs envies.
Le dreadé se laisse tomber sur un banc et les observe, pensif. Malgré lui, la réalité a repris le dessus. Ils ne se posent pas de questions et il suffit d'un: "salut, tu veut être mon ami?" pour régler tout. C'est si simple quand on est enfant: on se fait des amis, on ne pense qu'à grandir mais une fois que c'est fait, on se rend compte que c'était bien avant et on regrette.
A cet âge, on ne juge personne, et tout le monde est heureux. On joue ensemble et ça y est, on est inséparable.
Cette complicité enfantile est si pûre, si simple qu'elle met les larmes aux yeux du blond. Peut-être est-ce aussi dut à la fumée du joint qu'il a maintenant fini mais en tout cas, il pleure.
Il écrase le mégot du bout de sa chaussure et regarde encore et encore les gamins répéter cent fois le même geste: monter à l'échelle, glisser sur le toboggan et tout recommencer sans se poser d'avantage de questions.
Puis, petit à petit, le parc se vide et la nuit tombe. Tom revient alors peu à peu sur Terre et décide de rentrer. Son père est sûrement revenu et à cette heure, il doit être fou d'inquiétude.
Il ne reconnaît pas le paysage qui s'offre à lui, mais ses pieds connaissent encore une fois le chemin.
Il les laisse faire, accélérant quand même le pas. Arrivé en vue de l'immeuble, il se met à courir,
monte quatre à quatre les escaliers et ouvre la porte d'entrée. Mais à peine à t-il fait un pas qu'un objet non identifié vien percuter sa joue...




[ On dit que les contraires s'attirent et c'est sûrement vrai mais là n'est pas le problème.
Quand on fait son choix, on doit assumer jusqu'au bout, et être sûr de ne rien regretter.
S
e perdre dans la drogue ou tenter le maximum pour lui...
Vivre par amour ou mourir pour lui...
Toujours garder la tête haute ou perdre espoir pour lui...
On
doit choisir.
Car l'amour nous fait faire des choses folles, bonnes ou mauvaises, on en apprend chaque jour plus et pourtant ce sentiment sera toujours un inconnu que l'on découvre tous les jours, à chaque pas, chaque fautes ou chaque victoires...
Mais la vie à elle seule... est déja une victoire! ]


# Posté le dimanche 13 mai 2007 08:34

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:36

Chapitre 8

Chapitre 8: Espoir, le retour...


Mais à peine à t-il fait un pas qu'un objet non identifié vien percuter sa joue...
Surpris, il chancelle, se rattrape de justesse sur le meuble de l'entrée et aprçoit son père
au bord de la crise de nerf en train de se frotter la main.
Tom sait qu'il est plus mort d'inquiétude que furieux et il ne proteste pas. Des baffes,
le dreadé n'en a pas pris beaucoup depuis sa naissance mais quand elles arrivent, il sait qu'elles sont justifiées.Il porte la main à sa joue pour atténuer la douleur et serre les dents.
Le pire est peut-être à venir car David ne lui a pas encore posé LA question...
Justement, comme s'il avait lu dans ses pensées,il demande, l'air de rien:
"Et..t'étais où pendant tout ce temps?"
Il préfère esquiver et hausse les épaules en commencant à se diriger vers sa chambre.
Mais, son père est vraiment énervé suite à sa journée au bureau désastreuse et gueule
dans l'appartement des phrases incompréhensibles qui ne réussissent qu'à faire hausser
les sourcils au dreadé. Il claque la porte, se met en boxer et se glisse sous la couette.
Aujourd'hui, il n'a même pas la force de manger et encore moins de se rebeller contre
l'autorité paternelle.
Le blond voudrais chasser toutes ses pensées où Bill est majoritaire mais il ne peut pas..
Il n'a plus goût à rien et dans son esprit, l'androgyne détrône même les rêves classés X.

Tom se retourne, il cherche le sommeil mais sans succès. Les larmes coulent quand il pense
à cette amitiée qu'il aurait pu avoir avec l'homme qui habite ses nuits.
Quel beau gachis... Le dreadé se met sur le dos et regarde le plafond qu'il devine caché dans
l'obscurité inquiétante. La lune est pleine se soir et un mince rayon de lumière lui arrive dans
les yeux. Impossible de dormir il le sait! Trop de pensées se bousculent.
Sans réfléchir, comme guidé par un lien invisible, il est attiré par la fenêtre de sa chambre.
Il écarte les rideaux, ouvre la fenêtre et s'asseoit sur le rebord, les yeux dans le vide.
Tom ne voit d'abord presque rien, les larmes lui bouchant la vue; mais quand les dernières eurent
glissées sur ses joues trempées, il aperçoit vaguement une silhouette à l'air perdue en bas de
l'immeuble.
Il pense d'abord à une jeune insomniaque descendu fumer une clope ( ba wé il a des pensées bizarre mdr)
mais en plissant les yeux pour mieux voir dans la nuit, il voit que la silhouette en question à des yeux cernés de noirs et de grands cheveux noirs rayés de blond. Son coeur fait un sursaut et râte un ou deux battement. Il laisse échapper un hoquet et l'homme se retourne; il n'est qu'à quelques mètres de lui mais Tom est au 3é étage. Le brun lève la tête et écarquille les yeux mais il n'a pas l'air si surpris de le voir. Il est près à s'enfuir mais le dreadé tend la main et laisse échapper dans l'air:
"Attends.... Bill"
Sa phrase finit dans un murmure mais l'essentiel est dit. Le concerné hoche la tête, pas très
rassuré.Sans approfondir son enquête pour savoir ce que l'androgyne fait ici, Tom se précipite vers le couloir
et 30secondes après, il pique un sprint dans les escaliers pour débouler dehors, complétement
déboussolé.Il s'attend presque à ce que Bill aye déja disparu, comme il sait si bien le faire, mais il est là...
Calme, un peu inquiet, seul un léger frisson trahissant qu'il a froid.
Le dreadé s'avance pieds nus dans la nuit et s'arrête à quelques pas de son double, préférant
prendre quelques distances. L'autre regarde ses chaussures, regrettant sûrement d'être venu.
Bill ne sait même pas pourquoi il est là. Dès qu'il a eut fini le service au bar il a filé ici,
laissant un Paul fatigué rentrer se coucher. Mais l'androgyne sentait qu'il ne dormirait pas et
c'est tout naturellement qu'il avait pris le chemin de chez Tom. Il voulait juste voir, se rassurer,
regarder si les rideaux étaient tirés, rester dans l'ombre, comme toujours. Mais le blond l'avait pris
par surprise en étant accoudé au rebord de la fenêtre, semblant l'attendre.
Maintenant il devait assumer et reconnaître ses fautes, s'expliquer et tout avouer sans peur de
regretter après. Car Tom lui avait prouvé qu'il tenait à lui: sinon pourquoi être si irrité de son
départ subit, et pourquoi cet appel télépathique? Si s'en était un bien sûr... Car rien n'était plus sûr.
Bill revient au moment présent. Un temps infini s'est écoulé pendant lequel le silence a dominé...
Maintenant, l'heure est aux mots. Le brun inspire un grand coup et se lance:
" Tom... écoute... je sais que..."

Le blond relève brusquement la tête, semblant sortir de ses rêves. Il l'encourage d'un signe de
tête.

" Je sais que... j'ai pas toujours été à la hauteur et que tu m'en veut... Mais je... j'ai des raisons
et je n'en et jamais parlé à personne... Tu compte... beaucoup pour moi et je ne sais même pas
pourquoi..Mais... je voudrais.. enfin..."

Il respire profondément et cherche un peu de courage pour poursuivre. Tom décide de l'aider un peu:
"Oui? tu voudrais...?"

"Je voudrais qu'on soit amis, qu'on se parle... Je sais pas..."

Le blond garde le silence. Il sait quelle est sa réponse mais il veut être sûr de ne rien regretter.
Il a déja souffert et il n'est pas certain de pouvoir à nouveau supporter cette impression d'être
rejeté. Une larme perle maintenant au coin des yeux de son double qui le fixe d'un regard déséspéré.
Doucement, Tom s'approche, affichant une bouille triste. Bien sûr qu'il est d'accord mais il veut que Bill se souvienne de ce moment. Il ne s'en sortira pas avec un vulgaire 'OUI'.
Il vient à petits pas et tends la main pour essuyer avec tendresse la larme qui coule maintenant sur le visage fin du brun.
Puis, pris d'une pulsion soudaine, il approche son visage du sien et dépose un léger baiser sur sa joue.
Le dreadé ne sait pas ce qu'il fait, il ne sait plus rien... juste qu'il est là... avec Bill.
Rien d'autre ne compte; il profite de l'instant présent. L'androgyne parait surpris mais il décide lui aussi de profiter et à son tour, il effleure le cou du blond de ses lèvres sensuelles pour remonter et déposer un souffle chaud sur sa bouche. Tom a un mouvement de recul et prend son temps pour analyser ses sentiments, cette émotion qu'il a ressentit... Il se rassure, met son cerveau en veille et fixe de toutes ses forces le brun, espérant se noyer dans ses prunelles brillantes. L'autre sourit et sans cesser de le regarder, s'approche pour rétablir le contact de ses lèvres sur les siennes. Il ferme les yeux et se laisse emporter par la chaleur de son double qui le serre contre lui sans se détacher de ses lèvres.
Le dreadé voudrait que cet instant dure encore et encore... Pour n'avoir plus jamais à se séparer de l'homme qui habite son coeur. Car la seule pensée qui se balade dans son esprit en ce moment est: " Je n'aurai jamais cru que le paradis était si beau..."
Mais on entend l'église au loin qui sonne 3h du matin... Les deux se quittent à contrecoeur et
chacun retourne chez lui.
Mais une chose est sûre... Cette nuit, ils dormiront bien.

Et pendant que Tom regagne son lit bien chaud, Bill se dirige d'un pas tranquille vers chez lui, le coeur débordant de joie, les yeux brouillés de larmes de bonheur, et les joues cramoisies. Il ne sait pas ce qu'il vient de faire, il n'est plus persuadé que les sentiments qu'il éprouve à l'égard du blond s'arrête à de l'amitié mais il préfère ne plus penser... Ou alors juste pour se souvenir de cette soirée magnifique qui avait si mal démarrée.
Au bar, les clients avaient afflués et plusieurs lui avaient fait des propositions pas très catholiques qu'il avait bien entendu refusé. Mais il n'était plus choqué, depuis tout petit, il baignait dans cette atmosphère malsaine et s'y était habitué. Mais se soir... Il en avait eu marre: Marre de ces putes qui faisaient encore et encore leur numéro qui se finissait à chaque fois pareil, marre de ces propositions, marre de devoir servir des clients bourrés la plupart du temps qui n'avaient aucun amour propre et se vantaient d'être mariés.
Heureusement que Tom était là...
Mais pourquoi est-ce qu'il avait l'impression d'être changé? Comme si quelque chose en lui s'était révélé aujourd'hui après avoir été enfouie pendant très longtemps...
Le brun ne sait plus quoi penser. Il choute dans un caillou et arrive en vue de la batisse qui lui
sert de foyer: il n'a plus qu'à se coucher et à dormir toute sa vie pour arrêter de penser...
Il aurait du se dire: Vivement demain!!
Mais bizarrement il redoutait le jour à venir, le lycée, les réactions de Tom...
Pourquoi réfléchir? Autant attendre sans stresser que ce jour tant redouté arrive.


[ On dit que la nuit porte conseil... Pour Bill elle est plutôt synonyme d'angoisse, de réfléxion,
et surtout de rêves...
Car quand la vie est un cauchemare au jour le jour, on se fabrique son petit monde secret en
espérant s
ecrétement qu'ON le trouvera... Pour le sauver... Pour racheter son enfance désastreuse,
pour qu'on lui refasse une vie... Heureuse.. Pour une fois! ]


# Posté le mercredi 23 mai 2007 11:41

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:37