Chapitre 1: Un nouveau Venu...
Mais où est l'espoir? Qui peut me dire que sa vie a toujours été heureuse, sans mauvaises surprises, coup du sort...
Quand vient plus fort que lui, l'espoir se cache, s'enfuit... Il te laisse seule et tu ne peut compter que sur toi même. Alors, à force de te persuader que tout va bien, tu finis par y croire mais la petite flamme dans tes yeux c'est éteinte et seul un ami peut la rallumer...La vie comme une conne, nous prend pour des cons... Elle joue avec nous, nos sentiments, pour qu'on soit plu forts...
Mais comment garder la tête haute quand les insultes pleuvent, tel une averse un matin d'hiver, froide et blessante...
Un matin d'hiver comme aujourd'hui justement. Un de ses matins froids, où il pleut avec force de grosses gouttes auquelles on voudrait bien échapper mais sans succès...
Alors on ralentit, on se perd dans ses pensées comme ce jeune brun qui marche seul dans la rue.
Il est encore tôt et personne ne le remarque. Pourtant il ne passe pas vraiment inaperçu avec son maquillage noir sur les yeux, son jean près du corps, son t-shirt moulant, ses bijoux à têtes de morts et ses cheveux noirs en pagaille.
Rebelle, provocateur, seule une amie peut savoir à quel point sa vie n'est pas ordinaire et à quel point il peut être fragile à l'intérieur.
Il arrive en vue du lycée, un lieu de torture pour lui: on le juge, on le regarde bizarrement, on le traite, on le frappe même parfois...
La tête agitée de conflits, il passe la grille en accélérant le pas: il ne tient surtout pas à croiser...
'Tiens voila le pd!!' crie une voix.
' Steeve! Eh merde' pense Bill. Il ne se retourne pas et continue à avancer mais comme prévus Son ennemi le rattrappe.
' Ooh la tapette répond quand je te parle!!'
Bill se retourne: ' C'est bon lache moi!!'
' Oh on s'énerve? Fillette!!!'
Tous ses potes éclatent de rire. Bill a les mains crispés, il sait qu'il ne doit pas répondre, il n'est pas de taille à tous les affronter et puis Steeve est plutôt balèze, dans le genre musclé mais qui a tous dans les bras et rien dans le cerveau.
Notre androgyne s'éloigne sous les insultes mais heureusement, la cloche sonne.
Sauvé!
Il court dans les couloirs, ouvre la porte et...
'Sheiss!!'
Mince, il a percuté quelqu'un. Un nouveau apparament car Bill ne l'a jamais vu auparavent.
Mais il ne s'en préoccupe pas et s'addresse au prof: ' Pardon madame, je suis en retard '
La prof réplique: ' On avait remarqué monsieur Trümper! Allez vous asseoir.'
Toujours cette phrase, chaque matin... Pour Le beau brun c'est la routine.
Il s'éxecute et pose son sac discrétement. Comme tous les jours il y a une autre routine, celle de se faire siffler par tous les mec de sa classe qui savent pourtant très bien qu'il n'es pas une fille. Mais Bill a l'habitude et comme chaque matin, il ne répond pas.
La prof se tourne vers le nouveau: 'Bon vous devez être...'
'Tom... Tom Kaulitz. Je suis le nouveau...'
' Oui bref allez vous asseoir aussi!' réplique la prof, passablement irritée par l'allure décontractée de Tom.
Le garcon défie la classe du regard, jauge chaque bureau et se dirige vers la place libre à côté de Bill ( de toute facon il ne reste que celle la^^).
Il jette son sac et s'avachit sur sa chaise avec l'intention de ne rien écouter.
L'androgyne le dévisage: il a un baggy XXL, un T-shirt 10 fois tro grand pour lui et des dreadlocks. 'Un style qu'il cultive et qui lui va bien' pense Bill.
Il s'attarde sur son visage fin, ses beaux yeux noisettes ' de la même couleur que les miens' pense t'il encore, sa casquette, sa bouche finement pulpeuse.
Sans savoir pourquoi, Bill est fasciné: Tom lui rappelle quelqu'un mais il ne sait plus qui... Pourtant des gens maigres comme lui il n'en voit pas tous les jours, et il se trouve que le dreadé doit faire à peu près son poid et sa taille...
Mais il n'a pas le temps de se poser d'avantage de question car son voisin lui jette un regard furieux. Ouuups c'est vrai que de regarder les gens comme ça ce n'est pas très poli.
Le beau brun détourne les yeux en rougissant et essaye de se concentrer sur le cours, mais sans succès. Le dreadé l'obsède toujours... Et maintenant c'est à son tour de le dévisager mais Bill a l'habitude.
Pourtant s'il avait croisé le regarde de Tom, il aurait vu que celui ci était différent des autres.
Car l'androgyne les conaissait par coeur, il y avait les jaloux, les dégoutés, les sarcastiques,les intrigués, les curieux...Tous ces regards il y avait droit chaque jour et s'y était fait à la longue.
Mais bon, un garçon avec du crayon noir, ça ne court pas les rues. Bill avait choisi son camps, son destin, mais il n'avait pas choisi sa jeunesse et son enfance qui, même si elle remontait au passé, ne quittait jamais ses pensées.
Il ne revint à la réalité que quand la sonnerie retentit.
Le reste de la journée se passa tranquillement et il eu moins d'insultes que d'ordinaire car tout le monde parlait du nouveau.
Au moins il lui était utile mais il savait que dans quelques jours, celui ci ferait parti du groupe de Steeve qui ne le laissait jamais souffler... Vivement que Lee revienne!!
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Vivement que Lee revienne!!
Lee? Lily de son vrai prénom, est la meilleure amie de Bill.
Ils se conaissent depuis que le jeune homme est arrivé dans cette ville, à l'âge de
8an. A l'époque il n'avait pas encore son style si particulier, il a évolué avec le temps...
Lily lui a toujours tout dit et lui fait pareil; de toute manière elle sait toujours quand
quelque chose ne va pas... elle comme un 6é sens qui fait que Bill ne lui cache rien.
Elle l'a toujours défendu, apaisé, soutenu devant ce monde si brutal qui te blesse,
te déchire, te fait pleurer mais il n'a jamais versé une larme devant elle, comme
pour lui prouver qu'il allait bien... même s'il sait depuis longtemps au fond de lui
que ce n'est pas le cas.
Un son strident le réveilla brusquement: les cours étaient finis!
Il partit, en prenant soin que personne ne le suive et s'arréta à l'autre bout de
la ville devant une maison délabrée. C'était une vieille batisse en pierre du 19é siècle
avec des mauvaisesherbes qui fleurissaient à son pied. Il entra, posa son sac et Paul
arriva.
Un peu plus jeune que lui, les cheveux blonds en bataille, il était arrivé il ya quelque temps
et vivait maintenant avec Bill et la Jeanne. Pourquoi 'la jeanne'? C'était le surnom
que lui donnait ses collègues à l'époque.
Ancienne prostituée, celle ci avait recueilli Bill qui avait 2 ou 3 ans à cette époque: le
petit avait été abandonné par sa mère qui n'avait plus d'argent pour le nourrir.
Depuis, la Jeanne avait arrété son métier peu glorieux et c'était reconvertie en
achetant un ancien bar où des jeunes filles venaient faire des strip-tease,
pour le bonheur des hommes de familles qui ne se plaisaient plus chez eux.
Bill et Paul devaient bien sur aider: Bill servait les clients et Paul faisait la plonge.
C'est en travaillant là-bas que Bill avait commencé à cultiver son style androgyne
dérangeant qui passait inapercu dans ce bar mais qui choquait tant de monde
dans la rue.
Paul lui, avait perdu ses parents dans un accident de voiture et ne s'en était jamais
tout à fait remis, Jeanne l'avait récupéré, errant dans la rue.
La condition pour habiter dans cette maison, était d'aider au bar, c'est ça ou la porte.
Ils avaient choisi la 1ère solution...à eux d'assumer!
'Eh Bill! On est arrivé!' lanca Paul le faisant sursauter.
Ils étaient en effet parvenus devant la petite porte sous le néon de l'enseigne.
Quand ils poussèrent la porte, l'odeur caractéristique de le fumée de cigarette,
de l'alcool et du parfum de femme pris les 2 garçons à la gorge. Tous les soirs
c'était la même mais ils ne s'y habitueraient jamais.
La Jeanne était là. Le bar étant à elle, elle se devait d'assister à toutes les soirées. Agée de la quarantaine, fine, avec de longs cheveux chatains,
elle portait aujourd'hui une mini rouge avec un débardeur noir largement ouvert
sur ses seins. Les filles qui faisaient le spectacle n'étaient pas encore à leurs place,
laissant du temps aux clients pour commander un pastis ou 2 avant le show.
Quand la propriétaire les aperçus, elle leur fit un signe rapide de la main, leur
demandant de s'activer.
Paul fila dans l'arrière cuisine et Bill pris le plateau que lui tendait La Jeanne.
Elle lui indiqua une table où 2 hommes discutaient en fumant un gros cigare.
Il s'approcha, les salua, et posa le plateau. Un des hommes le siffla, le prenant sans doute
pour une des filles: mais Bill avait l'habitude et ne prenait même plus la peine
de réctifier, se contentant de sourire sensuellement comme lui recommandait La Jeanne.
' Un sourire super sexy, quelques paires de seins, 1 ou 2 bières et le client reviens illico
tous les soirs!!' disait-elle. Ce qui n'était pas faux.
Les lumières s'éteignirent alors, laissant place à quelques spots plus tamisés pour
une ambiance moins froide.
Les filles apparurent chacune leur tour, faisant un petit numéro qui leur était propre,
puis prirent leur place habituelle: une sur une barre, l'autre dans une éspece de cage
métallique...
Le show commenca. La première fois que Bill avait vu ça, il était tout petit et ne
comprenait pas la raison d'un tel spectacle, ni ce qu'il avait de fabuleux, mais toutes
ces dames habillées en fine lingerie l'avaient impressionné.
Maintenant habitué à tout cela, il continua le service jusqu'à tard dans la soirée.
Il était crevé mais comme tous les soirs, continua de travailler atendant patiamment
que 1h du matin sonne.
Puis ils fit le ménage avec un Paul plus ou moins réveillé, ile fermèrent le boutique
avec La Jeanne et purent enfin aller se coucher.
Il était 2h quand il gagna son lit, épuisé, pensant qu'il devrait se lever dans 5h.
Puis il s'endormit d'un sommeil que Tom, le nouveau vint troubler: celui-ci l'intriguait.
Bill avait le sentiment qu'il était différent des autres mais ne savait pas pourquoi...
Dans son rêve, il avait un frère... Lui? Mais non c'était impossible voyont! Pourtant
oui: lui, bill carter, avait un frère qui lui ressemblait comme 2 gouttes d'eau...
Des images de son passé lui revenaient, mais il croyait à un rêve tout droit
sorti de son imagination et l'oublia dès la minute suivante.
[ Les rêves révèlent parfois beaucoup de choses, et entre autre, qui nous sommes...
Mais quand, comme Bill, la vie au quotidien est un cauchemar, ils ne servent pas
à grand chose...
La réalité nous rattrape toujours... Quoi qu'on fasse... Il le savait très bien
et avait pour cette raison, arrêté de rêver... Il y a bien longtemps... ]